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J 90 - 95

Publié le par MARCEL ET CLAUDINE

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Ce matin, pas de réveil. Le petit déjeuner de l’hôtel est à 7 h 30 et on a décidé d’en profiter. Le petit dej d’un hôtel à 30 euros en Bolivie… je vous dis pas.

De plus on a prévu une étape tranquille, histoire de récupérer de la veille. Comme il ne fait pas chaud, on a tout notre temps.

De nouvelles manifestations (pour le prix d’un péage trop onéreux) à failli nous bloquer une fois de plus. Des barrages de pierres bloquaient les sorties. Nous avons tout de même pu passer.

En chemin on rencontre un jeune couple d’Hollandais. Partis de Buenos Aires ils ont prévu une grande boucle sur un an. Nos vélos par rapport aux leurs ont l’air de jouets. Chaine fixe et protégée, boite de vitesse dans moyeu arrière, frein à patin hydraulique…Echange d’adresses pour dormir, et l’on se quitte en se souhaitant bon voyage.

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A midi on se paye un repas local dans un village, Machacamarca. Menu complet pour deux, 2 €. Nous faisons le plein d’eau car nous avons l’intention de rester camper dans le décor magnifique que nous côtoyons depuis le matin, de plus la météo est splendide. Ce serait vraiment dommage d’aller s’enfermer dans un hôtel. De nombreux salins bordent la route, sur des zones très humides qui doivent être inondées à la saison des pluies.

On se trouve un coin pommé, au milieu de rien, que des herbes à chameaux. Un gamin de 13 ans nous a vu de loin nous installer et est venu discuter avec nous. La première chose qu’il nous a dit quand il a compris que nous allions dormir là est qu’ici, il fait vraiment très froid la nuit. Sa mère élève des vaches et fait du fromage, nous en achèterons d’ailleurs et son père travaille à la mine d’argent dans la montagne. Lui veut faire des études pour être avocat. Un gamin très intéressant et très curieux sur notre pays.

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Effectivement dès le soleil bas sur l’horizon, la température chute brutalement. Le temps de faire quelques belles photos, de se préparer un bon repas et hop, sous la tente.

On avait prévu de sortit cette nuit pour observer le ciel, il nous en faudra du courage pour sortir…

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Effectivement la nuit fut fraiche. Nous sommes sortis malgré le froid, mais le ciel était couvert, donc pas de ciel étoilé pour ce soir. Au lever, on attend le soleil avant de sortir de la tente. Bon petit dej et nous voilà reparti pour une nouvelle journée sur l’altiplano. A la sortie du champ, au moment où nous retrouvons le goudron, notre petit copain d’hier soir nous attendait avec son vélo pour faire quelques km avec nous. Il nous apprendra qu’ici on décore les tombes des enfants décédés pour le 31 octobre. Fleurs et offrandes sont aussi amenées sur ces mêmes tombes.

Non non ! on n'a pas adopter de petits  boliviens, c'était juste pour la photo

Non non ! on n'a pas adopter de petits boliviens, c'était juste pour la photo

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La route est toujours plate et le décor toujours aussi grandiose. Pour midi, dans le village de Challapata, même type de repas qu’hier. Encore 15 km de plat et ensuite on attaque une grimpette qui devrait nous amener à 4500 m. Malheureusement un vent de face assez fort se lève, nous coupant les jambes et le moral. Dans un tout petit village le terrain de foot désaffecté nous permettra de monter notre tente un peu plus tôt que prévu, dans la région, les terrains sont rarement plat et dégagés de tout caillou. Nous sommes malgré tout à 4 000 m, nous dormirons encore avec chaussettes et bonnets.

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La nuit fut encore plus fraiche, on avait 7 ° dans la tente. Pas question de sortir avant que le givre sur la toile ait disparu. Résultat, après un bon petit dej au soleil, nous donnons nos premiers coups de pédale à 9 h pour attaquer le col.

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La grimpette est difficile, mais le spectacle est tellement magnifique, qu’on en oublie les efforts à fournir pour arriver à passer les 4 500 m. Heureusement la pente est modérée, le vent faible nous est favorable, mais l’altitude est bien là. Nous regrettions jusqu'à maintenant de ne pas avoir vu beaucoup d’Alpagas. Ici, il y en a partout, de toutes les couleurs et de toutes les tailles. Les rares moutons que nous voyons sont énormes, tant leur couche de laine est épaisse.

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Un alpaga baba cool, il aurait bien besoin de passer chez le coiffeur.

Un alpaga baba cool, il aurait bien besoin de passer chez le coiffeur.

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Les montagnes autour de nous sont si arides et découpées que l’on se croirait sur la lune, quelques ruisseaux en plus. Aujourd’hui pas de resto, mais nous casse croûtons face à une enfilade de montagnes magnifiques. Nous pensions nous rapprocher de Potosi, mais comme d’habitude nous avons pris du retard et nous voilà à près de 17 h, à 4 300 m, loin de tout. Nous avions fait le plein d’eau dans une tienda, au cas où … Nous trouvons donc à monter la tente entre les murs d’un groupe de maisons en terre, abandonnées et à moitié écroulées. Nous serons au moins à l’abri de vent. Sur les montagnes aux alentours l’orage gronde, on prie pour qu’il ne nous visite pas. Ce soir ce sera, bonnet, chaussettes et doudoune.

Demain nous devrions atteindre Potosi. La route entre La Paz et cette ville, 500 km, fut un enchantement pour les yeux. Quelle chance de pouvoir parcourir ces km avec nos petits vélos, vitesse réduite, et yeux grands ouvert : Magique.

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Une fois de plus on a été un peu optimiste sur nos capacités physiques. Nous qui pensions qu’après le col à 4500 nous rejoindrions Potosi par une tranquille descente… que nenni. La route n’est qu’une succession de montées et de descentes. Sans oublier le vent fort que l’on a rarement dans le dos. On passe la chaine de « tout à droite » à « tout à gauche » en permanence. Le spectacle est toujours aussi époustouflant mais on trouve que la plaisanterie a assez durée. On pensait trouver une route vallonnée, pas une route de montagne. Résultat, nous ne sommes toujours pas a Potosi ce soir mais nous sommes parti pour une quatrième nuit sous la tente à 3 800 m. Plutôt que d’arriver tard et crevés dans la grande ville, on a choisi la solution de camper au bord d’un torrent, à sec d’ailleurs en cette saison.

L’orage, hier soir nous avait épargné mais dans la journée il a su nous rattraper.

Dans cette région les gens que nous rencontrons sont vraiment très typés. Le froid et l’air sec marque le visage des enfants.

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L’étape fut courte en km (28) mais intense en efforts à fournir pour arriver à Potosi. Notre décision de camper si près du but fut donc la bonne. Pas moins de 3 h furent nécessaire pour arriver au centre. Un dernier « mur » en pleine ville a mis nos mollets, cœur et poumons à rude épreuve. Il faut dire que Potosi est la ville de plus de 100 000 h la plus haut perchée au monde (4100 m). Les gens nous regardent toujours comme des extraterrestres, mais personne ne nous propose de nous pousser… Un seul petit bémol à cette journée après avoir parcouru de merveilleux paysages, nous avons été un peu déçus à l’approche de la ville de voir autant de poubelles sur le bord de la route et dans les nombreuses ravines. Sans parler du rio que nous avons suivi tout au long de notre ascension qui était tout simplement le déversoir des égouts et des usines de traitement des minerais (étain et argent).

Au bout de 3 mois de voyage nous n’avons rencontré que 4 cyclistes voyageurs. Nous n’avons pas du prendre la route la plus classique, ni la plus facile.

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On a trouvé un hôtel (Hôtel Jérusalem) sympa avec un superbe patio. De plus à midi on s’est goinfrés dans un resto indiqué par notre logeuse : 5 euros … tout à volonté. Le pied pour des cyclistes affamés.

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Nous avions prévu de prendre un bus et de nous rendre à Sucre aujourd’hui. La dépense d’énergie suite à notre balade de 4 jours à plus de 4 000, nous a imposé un repos d’une journée. De plus, Cloclo a du passé une bonne partie de la journée à régler un dossier de retraite urgent, dans 10 ans elle devrait rejoindre le clan des retraités !

Une fois de plus nous avons parcouru la ville à la recherche de pièces pour les vélos. Cette fois ce sont les plateaux que l’on aimerait changer. J’ai fait l’erreur de ne pas les changer à La Paz et nous voilà maintenant dans l’embarras. Peut être à Sucre trouverons nous notre bonheur parce que ici, Nada.

Nous pensions cette ville très touristique avec ses commerces « à touristes », dans la réalité il n’en n’est rien. La ville est très typique des villes Boliviennes, commerces, marchés, rues animées, églises, klaxons…

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La ville est construite au pied du mont Cerro Rico, d’où sont extrait différents minerais dont l’étain et l’argent.

Une tour surplombe l’ensemble de la ville, à son sommet se trouve un resto à plancher tournant, style « tour Montparnasse ». Curiosité inattendue en Bolivie. Il n’en fallait pas plus pour que nous testions l’ensemble.

La forme revenue, nous gagnerons Sucre, capitale constitutionnelle de la Bolivie en taxi collectif. Les vélos ont droit à quelques jours de vacances eux aussi.

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Commenter cet article

PIERRE 06/11/2013 00:33

DE VRAIS REPORTAGES AVEC EN PLUS LE PLAISIR DE VOUS VOIR ET ENTENDRE
LA CAMERA MARCHE SUPER BIEN...CONTINUEZ...ON AIME
MARTINE ET MOI VOUS EMBRASSONS

PIERRE 06/11/2013 00:33

DE VRAIS REPORTAGES AVEC EN PLUS LE PLAISIR DE VOUS VOIR ET ENTENDRE
LA CAMERA MARCHE SUPER BIEN...CONTINUEZ...ON AIME
MARTINE ET MOI VOUS EMBRASSONS

David 05/11/2013 19:45

Super ces petites vidéos, on a en plus le son pour les commentaires.
gardez le moral...

Rémi 05/11/2013 14:52

Superbes photos, superbes aventures. Bonne continuation, on pense souvent à vous, surtout qu'on n'a plus internet à la maison depuis quelques jours, donc, on ne peut plus trop suivre en direct.
Vu leurs poils: un mouton dans la tente et hop, terminé les nuits froides!