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J 98 - 103

Publié le par MARCEL ET CLAUDINE

J 98 - 103

On aurait pu penser qu’après 4 jours sans pédaler, de super restos, de bons lits, des douches chaudes … on aurait retrouvé une forme olympique. Dès la sortie de la ville, (qui était encore bloquée par endroit) et surtout dès la première côte on a pu comprendre que ce n’était pas le cas. Il faut dire que nous avons beaucoup marché, tant à Potosi qu’à Sucre, est ce pour cela ?

La route entre Potosi et Uyuni est une fois de plus super belle mais également super montagnes russes, (on pourrait pourtant dire « montagnes boliviennes ») toujours entre 4 000 et 4350 m. Rouler sur cette route, après celles que nous avons déjà pratiquées, nous met dans un état limite, tant au niveau physique que moral. On force comme des bœufs, on a le souffle court, on a mal partout et l’on avance à la vitesse d’un promeneur du dimanche ! Il faut vraiment aller chercher à l’intérieur de soit l’énergie pour faire tourner les pédales. Cela d’autant plus que le bruit au niveau de la transmission, malgré les plateaux et les paliers tout neufs, est toujours là. C’est à ni rien comprendre…

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Après une montée au milieu des roches rouges, on s’est retrouvé sur un plateau, de dunes de sable blanc, genre désert Mauritanien. Un magnifique rio avait creusé un non moins magnifique canyon. Au fond des semblants d’oasis agrémentait le décor. Le vent fort qui pour une fois nous était favorable, soulevait des nuages de sable pas très agréables.

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Nous avons trouvé à monter la tente face à un joli lac et à l’abri de vent. Cela n’a pas empêché d’avoir quelques grains craquant dans la gamelle.

On verra demain si la forme est à nouveau avec nous.

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Les nuits sont fraiches mais dès que le soleil apparaît la température monte très vite et le petit déjeuner se prend presque en tee shirt. La journée d’aujourd’hui ressemble à celle d’hier. Des montées et des descentes… Heureusement la circulation est très très faible, ce qui nous permet de profiter au maximum du paysage. Toujours aucun vélo voyageur, nous n’avons pas du prendre la route la plus classique. Nous avons un peu moins souffert malgré encore plus de 1 000 m de grimpe et un col à 4 300. La végétation est vraiment très variable. En dessous de 3700 des arbres et des cactus poussent un peu partout, au dessus on ne retrouve que des herbes dures et des petits arbustes rachitiques. C’est un peu la même chose pour les Alpaga, lamas et vigognes. On ne les trouve qu’au dessus de 3 900.

Nous rencontrons sur la route beaucoup de voitures du Dakar 2014. On avait déjà vu leurs beaux 4x4 à Potosi et Sucre devant des hôtels pas mal du tout. La course devrait passer dans les environs. Effectivement il y a de quoi s’amuser dans le coin en hors piste.

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Encore un campement à plus de 4000 m, au milieu de rien. Pas mal de vent ce soir, d’ordinaire il se calme, mais pas ce soir. Le Primus à essence marche super bien, nous pouvons donc nous concocter de bons petits repas chauds, avec le froid ambiant dès que le soleil à disparu, il vaut mieux.

Demain nous devrions atteindre Uyuni, 50 km nous en sépare.

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Le vent s’est finalement calmé en cours de nuit, mais dès nos premiers coup de pédale, il avait repris de la vigueur, plein dans le nez ! Les 50 km ont été parcouru face à un vent qui nous a particulièrement épuisés et bien fait souffrir dans les côtes. Au dernier col, une vue magnifique sur le Salar en entier s’offre à nous. Nous déjeunons face à ce décor grandiose en se protégeant du vent comme l’on peut. On attaque la descente où l’on ne battra pas de record de vitesse, inutile de freiner il faut même pédaler. Un bruit au niveau de la roue arrière me force à m’arrêter : horreur, la jante s’est déchirée et vient buter contre le frein, c’est la cata, la série noire continue. Je dégonfle, je déconnecte le frein, pour au moins rejoindre Uyuni, distant de 12 km.

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Avant de chercher un hôtel on se met en quête d’un cycliste. Le constat est sans appel : aucune jante à Uyuni. De nombreuses solutions sont envisageables, toutes aussi nulles les unes que les autres mais il faut bien en choisir une. On choisit de remonter en bus à Cochabamba, 15 h de voyage de nuit pour y acheter une nouvelle jante. Nous avons choisi cette ville car nous ne l’avons pas visité et ainsi on l’aura vu. C’est également la deuxième ville de Bolivie, on espère y trouver ce que l’on cherche. Durant notre aller/retour nous garderons la chambre à l’hôtel (10 euros la nuit) pour y laisser nos bagages et nos vélos.

La ville de Uyuni, vue de haut est vraiment très particulière. Un immense plateau et cette ville posée dessus sans rien autour. Dire que la ville nous a surpris serait un euphémisme. L’entrée est une décharge à ciel ouvert, les champs d’arbustes épineux sont colorés par les sacs plastiques agrippés aux branches. Les rares rues pavées sont couvertes de sable amené par le vent. Les restos (80 % de pizzérias) servent une nourriture chère et nulle. En sortant on avait encore faim, impossible de trouver une crêpe, un gâteau ou un café. Même pas une connexion Internet digne de ce nom. Par contre les rues sont truffées d’agences qui proposent leur safari en 4x4. On comprend pourquoi les gens du Dakar remontent sur Potosi (200 km) pour y séjourner.

Et pourtant que de touristes se bousculent de partout, on a même vue et rencontré de nombreux cyclistes voyageurs ! Avoir un aperçu de la Bolivie au travers de cette ville serait bien dommage.

Nous ne sommes pas prêts de reprendre la route, et ça nous désole sérieusement.

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On avait prévu à Uyuni un nettoyage complet de la transmission des vélos. L’ensemble a été pollué par de la poussière, du sable… Le bruit de craquement vient peut être de là. Direction donc le poste à essence, armés de nos bouteilles, bac de trempage, brosses, pinceau, chiffons et outillage pour tout démonter. Nous sommes contents de notre travail, l’avenir nous dira si le résultat est convainquant.

En milieu de matinée le vent se lève, soulevant des nuages de poussière qui balaient la ville. L’après midi, il redouble de puissance. On ose à peine imaginer ce que cela donnera sur le salar.

A 20 h nous prenons le bus pour Oruro, puis normalement dans la foulée un autre pour Cochabamba. Croisons les doigts pour que l’on y trouve notre bonheur !

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Le voyage en bus fut très chaotique et très froid. 11 heures furent nécessaire pour atteindre Cochabamba. Dès notre arrivée, petit déjeuner, recherche d’un hôtel qui nous indique un cycliste suffisamment important et nous voilà parti une fois de plus à la recherche de pièces.

Nous traversons une bonne partie de la ville à pied, trouvons notre vendeur qui nous promet de nous fournir tout ce que nous avons besoin pour l’après midi. Nous le quittons donc rassurés, tout autant que l’on peut l’être ici.

Nous profitons de notre temps libre pour monter sur une colline, autour de laquelle est construite toute la ville pour admirer la statut du Christ. La ville semble encore plus gigantesque d’en haut qu’en bas.

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Nous renouons dans cette grande ville avec les bons restos à prix corrects. De ce côté là Uyuni nous laisse un peu sur notre faim. On doute même de la qualité hygiénique de la nourriture dans cette ville.

Bonne sieste tout de même car la nuit à été mouvementée, et nous voilà repartis, chez notre réparateur, en taxi cette fois car il fait très chaud ici l’après midi.

Notre cycliste a tenu parole. Nous voilà équipés d’une nouvelle roue et d’une jante seule que nous transporterons au cas où…

Nous avons profité de notre passage à Cochabamba pour faire le plein de nourriture. Un énorme Hyper marché nous a replongé dans la société de consommation. En effet, après avoir quitté Uyuni, 10 jours d’autonomie nous attendent au niveau bouffe. Pour l’eau, à ce qu’il parait nous ne devrions pas avoir de problème pour en trouver. Nous voilà chargé de nombreux kg supplémentaires, pourvu que les côtes à venir soient douces.

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Aujoud’hui mardi 12 novembre sera consacré à notre retour sur Uyuni. On espère pouvoir voyager de jour histoire de pouvoir profité du panorama.

Ensuite, départ pour notre dernière grande étape en Bolivie : Salar et Sud Lipez. Bien entendu pas d’Internet dans ce coin reculé, on se retrouve dans 10/12 jours à San Pédro d’Atacama ; au Chili, si tout se passe bien….

Mesdames,messieurs choisissez la couleur de vos futurs pulls en Alpaga Mesdames,messieurs choisissez la couleur de vos futurs pulls en Alpaga
Mesdames,messieurs choisissez la couleur de vos futurs pulls en Alpaga
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Mesdames,messieurs choisissez la couleur de vos futurs pulls en Alpaga

Commenter cet article

christine 25/11/2013 20:52

pour la couleur de l'alpaga blanc hihihih

dislair 25/11/2013 20:51

coucou,
enfin je trouve où vous mettre un petit mot . Bravo vous êtes juste exceptionnel je revois pleins de souvenirs avec vous et compatit avec vos galères de sous et vélos . Que de moments inoubliables. merci de nous faire participer à tout cela. Merci pour la magnifique statue elle est dans notre salon et on pense souvent à vous. de trés gros bisous prenez soin de vous pour continuer à explorer cette amerique du sud bon courage pour la suite on vous suit

Fabien et Marie 21/11/2013 22:27

Hola viajeros.
Un petit coucou de Salta la linda. Dommage que vous ne passiez pas par ici meme si le désert d'Atacama vaut le détour. On se verra peut-etre au concert de Manu Chao a Antofagasta le 4 décembre...
Suerte a ustedes
Les colocs de Joel

Claudine et Marcel 27/11/2013 03:33

Salut vous eux,
Finalement nous passerons par Salta en Argentine, après S P d’Atacama. Le nord de la N 40 est trop dur pour des cyclistes, nous descendrons vers Cafayate par la N 68
Si vous êtes encore par là…

Raymonde 19/11/2013 23:01

Me voici à nouveau auprès de vous, il faut dire que je viens tout juste de franchir le pas... J' ai enfin internet chez moi depuis ce jour ! Désormais, je serai plus assidue pour communiquer. Courant octobre, j' ai vu Nicolas à Montricoux, il a donné de vos nouvelles. J' ai suivi votre périple de mon mieux et je suis toujours aussi impressionnée. Je vous souhaite une bonne continuation dans votre aventure et beaucoup d' énergie pour la suite du parcours. Gros bisous de nous deux, nous pensons beaucoup à vous. A bientôt ! Raymonde et Jean-Noël.

amandine et arnaud 19/11/2013 16:22

ps: pour moi un pull alpaga blanc et arnaud un marron a tache blanche!!!!! lol!!! bisou !