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J 121 - 126

Publié le par MARCEL ET CLAUDINE

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(samedi 30/11) Le vent n’a cessé qu’en milieu de nuit. La tente a bien tenue, c’était un bon test. Comme toujours à ces altitudes, nous ne sommes pas très matinaux, on préfère déjeuner alors que le soleil est déjà haut, température oblige. Nous étions à pied d’œuvre pour passer la frontière donc rien ne pressait. Les formalités sont expédiées en quelques minutes et nous voilà en Argentine. Aujourd’hui la route pouvait être considérée comme parfaite pour des cyclotouristes. Plate à 80 %, du vent soutenu dans le dos, de belles descentes (70 km/h, il y avait bien longtemps !), peu de circulation, météo parfaite, des paysages superbes et différents de ceux rencontrés depuis des semaines. On a même pu voir une prairie verte ! Résultat, 125 km sans grande fatigue.

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Ce soir, nous sommes dans un petit village, Susques, sorti lui aussi de la préhistoire. Nous y avons trouvé un petit hôtel sympa avec douches chaudes et tout le confort moderne, étonnant. Pour le repas, après avoir cherché un bon moment, un bouiboui local nous a servi un bon repas reconstituant accompagné d’une bière blanche de la région… un régal.

Ce premier jour en Argentine nous comble déjà de plaisir.

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(dimanche 1/12) Dans le même hôtel que nous logeaient également deux hollandaises voyageant comme nous à vélo. On les avait rencontrées à la frontière bolivienne en train de décharger leurs vélos d’un 4x4. Entre temps une des deux avaient attrapé une infection suivie d’une allergie aux médicaments. Résultat elle a connu l’hôpital de San Pédro plutôt que le village lui-même. Elle n’est pas tout à fait remise ce qui signifie 35/40 km par jour maxi.

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Nous quittons Susques pratiquement ensemble mais nous ne les avons pas revues. Au départ la route rappelle l’ambiance far west : Canyons, cactus énormes, soleil de plomb, gorges profondes, ânes …Ensuite sur 40 km nous traversons une immense plaine quelque peu monotone qui se termine par un salar « La grande saline » qui nous rappelle énormément le salar d’Uyuni en plus modeste, avec un peu moins de touristes tout de même. S’ensuit un col à franchir à 4200 m. La chaleur étant de la partie, nos forces nous lâchent après 90 km, il nous manquait nos 2 l de Coca frais, et nous montons la tente à 3800 m séparés de la route par un énorme talus. Un rayon m’a encore lâché, donc une fois de plus un peu de mécanique s’impose avant le repas.

D’après le guide, après le col nous devrions avoir une grande descente jusqu'à la nationale pour Salta. Fini la tranquillité de notre route, nous devrions retrouver pas mal de circulation et de fait la civilisation.

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A propos des ânes, on en rencontre souvent car ici ils sont sauvages au même titre que Lamas, Alpagas, vigognes… Les gens s’en servaient pour le transport de matériel. Avec l’arrivée des voitures ils ont été lâchés dans la nature. Résultat ils se sont multipliés causant de nombreux accidents de circulation. Tout un chacun peut donc, s’il le désire, partir à la chasse à l’âne (ânesse) pour s’en faire d’excellents repas.

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(lundi 2/12) La montée du col à la fraiche s’est effectuée sans difficulté. Comme prévu s’en est suivie une descente vertigineuse de 1800 m sur une route serpentant le long de gros précipices. Au bas de la descente le village de Purmamarca. Nous n’avions pas prévu de nous y arrêter mais les environs étaient si superbes, et les restos si attrayants (il était 13 h) que la décision de ne pas aller plus loin fut prise. Je vous conseille d’aller voir avec Google Earth les environs de ce village. Les montagnes alentours sont multicolores… étonnant.

Au vu du nombre de boutiques de souvenirs et de restaurants ce village est bien entendu très touristiques, (ici aussi beaucoup de français), mais il vaut vraiment le détour.

Demain nous reprenons la route on verra bien où le vent nous poussera…

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(mardi 3/12) En deux jours nous avons perdu près de 3 000 m. La température est passée de froide à canicule, hier il faisait 45 ° à San Salvador de Jujuy. La végétation est passée de nulle à touffue. Les oiseaux et cigales ont refait leur apparition. Les vaches ont remplacées les lamas, alpagas et vigognes. L’agriculture est présente un peu partout. Que de changement en si peu de km. Depuis La Paz nous n’avions pas revu la pluie. Aujourd’hui en traversant San Salvador nous avons eu droit à quelques gouttes. Entre la pluie et 45 ° le choix est vite fait. Nous avons bien fait de rester à Purmamarca hier soir. Bien que traverser des grandes villes sous la pluie n’est pas très marrant ni pas très sécurit. D’ailleurs en plus des vaches on a retrouvé les tarés du volant, il faut parfois avoir le cœur bien accroché.

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Le vent ne nous a pas poussé car nous l’avions dans le nez mais nous sommes arrivés jusqu’à El Carmen. Nous logeons chez un agriculteur (tabac) louant des chambres près de la place centrale. Il nous a appris qu’il n’a pas vraiment plu depuis Mars dernier ! On avait bien remarqué dans la descente des rios immenses absolument secs. Il nous loue donc une chambre immense avec cuisine à disposition. Cela tombe bien car les restos dans le coin ouvrent à 21 h et nous n’avons pas envie de sortir si tard. On s’est donc offert un bon steak argentin, légumes, fromage, pain frais, yaourt, bière fraiche… Tout ce dont on manque en camping en pleine pampa.

Demain nous devrions être à Salta (70 km). Mégalopole typique qui nous effraie un peu. Il faut dire que depuis Potosi, nous n’avons traversé que de tous petits villages et l’on ne s’en plaint pas du tout.

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(mercredi 4/12) Pour rejoindre Salta, deux possibilités : L’autoroute ou la corniche. Le hasard nous a mis sur la route en corniche, d’ailleurs plus courte que l’autre. Comme quoi le hasard fait bien les choses, la route fut superbe. Ombragée, vallonnée, pratiquement aucune circulation, le rêve du cycliste. Au sommet un lac nous attendait, nous avons déjeuné devant un décor splendide. On aurait bien planté la tente tant le site était reposant. En début d’après midi, la température était franchement montée. Heureusement qu’il ne nous restait que de la descente sinon nous aurions vraiment souffert.

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Salta est une ville immense, très animée, mais très agréable également. L’après midi, pas grand monde dans les rues. Le soir il est difficile de marcher sur les trottoirs à cause de la foule qui sort après le coucher du soleil. Comme dans toutes les villes en Amérique du sud, le centre est occupé par une immense place, lieu de rassemblement de toute la jeunesse du coin. Ici elle est particulièrement belle, surtout le soir avec ses illuminations.

Sur les routes on se retrouve dans les années 70 avec les 404, 504, 505, R 12, 4L, R 18… qui côtoient les Hilux Toyota, les Amarok WW…

Demain nous aurions aimé trouver une excursion organisée à faire dans le coin. Rien de bien convaincant. Nous allons donc essayer de rejoindre un village, Cachi, par les bus locaux. Si nous ne trouvons pas de moyen pour sortir de la ville, nous en profiterons pour nous reposer… et mettre à jour le blog.

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(Jeudi 5/12) Comme il fallait compter 4 h en bus pour rejoindre Cachi, finalement nous avons choisi de ne rien faire, Ah que c’est bon ! Entre les courses, un petit tour en téléphériques, la mise à jour du blog… finalement le temps nous manque.

Demain vamos direction Cafayate...

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Commenter cet article

Martine Gris 08/12/2013 09:59

C'est toujours avec autant de plaisir que je consulte très régulièrement votre blog. Ces magnifiques paysages font rêver. Vos commentaires, photos et vidéos ne nous donnent pas l'impression que vous êtes si loin. Bises et bon courage pour la suite de la route.

Raymonde 07/12/2013 22:30

Très belle l' argentine, bien contente pour vous que tout se passe bien. J' apprécie de suivre ce blog car il me donne vraiment l' impression que vous êtes tout prés. Je languis vraiment de vous revoir... Vous aurez encore bien des choses à raconter... A bientôt et bonne suite de votre aventure. Bisous.

sabrou 10/12/2013 20:06

Bonjour vous deux, oui, nous vous suivons de près et nous nous régalons sur les paysages que vous nous faites profiter....Le genou de jacky va très bien . Du nouveau j'ai trouvé un petit job , un temps partiel .Il fallait bien que ça arrive....Mau a fait un bon trimestre en 2de, nous sommes contents. Allez continuez votre route...biz JACMAUFRA

sabrou 06/12/2013 17:30

Salut le Voyageurs, vous avez des mines splendides et un bon physique ; les photos sont tjrs aussi magnifique et l'Argentine a l'air plutôt paisible ; les vaches , bon steack .C'est super !!!! BISES. JACMAUFRA

Claudine et Marcel 07/12/2013 20:57

Salut la famille Sabrou. Vos petits commentaires font toujours plaisir, je vois que vous suivez avec assiduité. Effectivement pour l'instant le physique et le mental tiennent le coup donc on profite un max de tous ces beaux paysages et on est heureux de les partager avec vous. Comment va le genou de Jacques? Et vous les filles, comment vous allez? Bisous à vous 3 et à bientôt.