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J 141 - 145

Publié le par MARCEL ET CLAUDINE

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(vendredi 20/12) On quitte donc San Juan en bus direction Mendoza (160 km). Effectivement route sans grand intérêt, dangereuse car beaucoup de circulation et pas de bas côté. L’arrivée sur Mendoza se fait par une route interdite aux vélos. La sortie devant se faire également par un route interdite aux vélos, et par le même genre de route que l’entrée, on décide de reprendre un nouveau bus jusqu’à San Carlos (85 km). En deux étapes nous aurons fait presque 500 km en bus. On ne regrette pas de l’avoir fait mais on espère ne plus être obligés de choisir ce moyen de transport là.

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A San Carlos où nous arrivons vers 17 h nous trouvons un camping sympa avec piscine et grands arbres touffus et herbe bien grasse et bien verte. Cela faisait bien longtemps que nous n’avions vu autant de vert. Par effet de contraste la tente semble avoir changé de couleur. En une centaine de km la végétation a totalement changée, l’air est moins chaud, par contre les motos et les chiens bruyants sont toujours là. Le camping louait également des chambres, mais les prix étaient bien trop élevés pour des voyageurs au long court. D’autant que le ménage n’avait pas été fait depuis bien longtemps !

Nous suivons toujours la cordillère. Sur notre droite on peut voir des sommets enneigés frôlant les 6 000 m. Par contre dans la plaine c’est vignes et oliviers à perte de vue, quel contraste une fois de plus. Autour de le tente, palmier, figuiers, poiriers… un vrai jardin provençal.

Demain nous reprenons notre rythme de croisière, avec grand plaisir.

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(samedi 21/12) Après ces quelques jours de repos nous avons bouclé l’étape d’aujourd’hui, 135 km, en 8 h. Nous avions le choix entre la N 40, peut être plus intéressante mais non goudronnée et couverte de sable et la N 143, plus longue, mais au moins très roulante.

Nous voilà donc à San Raphael, plus fatigué par le soleil que par la distance.

Un superbe hôtel nous accueille, calme malgré sa situation en plein centre. La piscine c’est bien, la climatisation c’est mieux. Le soir, en attendant que le restaurant convoité ouvre, (buffet à volonté super pour des cyclistes affamés), nous flânons sur la belle place du village.

Le propriétaire du camping d’hier nous a indiqué une route bordant un lac et traversant des gorges soit disant magnifiques. Demain nous allons vérifier si ses propos étaient exacts.

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(dimanche 22/12) On quitte l’hôtel un peu tard pour l’étape prévue aujourd’hui (85 km et 600 m de montée sur piste). La route empruntée borde une rivière ou plutôt un torrent à fort débit. Cela nous change vraiment de tout ce que nous avons vu jusqu’à maintenant. La route est bordée de grands arbres, nous roulons à l’ombre avec un bruit d’eau… le pied. Tout le long du torrent des campings et des hôtels magnifiques nous tendent les bras, rien à faire, nous ne sommes pas là pour nous la couler douce.

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Nous arrivons au pied du premier barrage, pour pouvoir profiter de la vue sur le lac, une belle montée est avalée dans la chaleur de midi. La vue sur le lac nous fait un peu oublier la température et nous reprenons notre ascension maintenant sur une mauvaise piste. Arrivée sur le plateau une route vallonnée nous permet d’engranger quelques km jusqu’à une longue descente qui nous ramène à la même altitude que notre point de départ ! La route rase le rio, nos têtes sont en ébullition, on s’arrête donc et l’on se plonge dans ce bain vivifiant, on verra un peu plus tard pour la remontée. Finalement nous resterons toute l’après midi à flâner, (la température ne baissant pas) avec l’intention de dormir sur place. La remontée se fera à la fraîche demain. Ce bivouac sera le plus beau depuis le début de notre voyage. Des argentins, venu en famille passer le dimanche au bord de l’eau, nous servent un coca frais à notre arrivée et nous remplissent nos gourdes d’eau fraîche à leur départ. On ne pouvait rêver mieux. Pour la cuisine on prendra l’eau du torrent.

On espère seulement qu’ils ne feront pas un lâcher d’eau au barrage pendant la nuit (comme l’indique des panneaux d’avertissement), on n’aimerait pas transformer notre tente en baignoire et de plus vous ne lirez certainement jamais cet article.

Nous avons perdu du temps sur nos prévisions, il nous reste tout de même 2 jours pour rallier la ville de Malargué (200 km) où nous aimerions passer Noël.

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Spéciale Rémi, ce n'est pas une grotte mais la sortie d'un canyon !

Spéciale Rémi, ce n'est pas une grotte mais la sortie d'un canyon !

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(lundi 23/12) Au lieu de faire un lâcher d’eau, ils ont carrément fermé les vannes. Le matin le rio est pratiquement à sec. Réveil à 5 h 30 histoire de faire la montée de 600 m assez tôt dans la matinée. Le canyon Del Atuel est équipé de 4 centrales électriques. A 7 h une puissante sirène avertit de l’imminence de l’ouverture des vannes, pas de problème pour nous, nous étions déjà sur la piste. Les gorges sont vraiment magnifiques, si l’UNESCO voyait ça, il le transformerait en parc national. La montée, assez raide sur la fin, aboutit au village de Niruil, où nous refaisons le plein d’eau car nous pensons camper le soir.

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Un immense lac borde ce village, assez grand pour permettre pêche, voile, kite…

Nous reprenons la route vers midi. A partir de 100 km nous commençons à chercher un coin sympa pour camper : Nada. Nous longeons des champs couverts de pompes pétrolières, mais rien de plat. On ne trouvera rien jusqu’au premier village, El Sasneado, où un petit commerce loue également des chambres. Bien content de trouver de quoi se mettre à l’abri car il commence à pleuvoir au moment ou nous rentrons dans le village, le compteur affiche 142 km pour 1150 m de grimpe. La température maxi affichée aujourd’hui : 51 ° C.

Inutile de décrire l’état dans lequel nous sommes arrivés, trop fatigué pour changer les 3 rayons cassés sur la piste, on verra ça demain. Autant la piste a été un pur plaisir, autant la route nationale a été un pur cauchemar. Des lignes droites parfaites, une faible circulation, mais des voitures circulant à des vitesses supersoniques. Imaginez-vous vous faire frôler régulièrement par des voitures roulant certainement à plus de 200. Autant on rencontre des vielles guimbardes, autant on rencontre également des voitures des toute dernières générations de marque Toyota, BMW, AUDI, WW…et pas les premiers modèles ! Les Peugeot ne sont pas en reste également pour frôler le mur du son ! On se croirait sur la ligne droite des Hunaudières le week-end des 24 h. Bien que non croyant, lorsque nous les entendons arriver, nous faisons tout de même une petite prière.

Finalement il ne nous reste que 60 petits km pour rejoindre Malargué. J’aurai donc le temps de changer mes rayons après le petit déjeuner, tout en arrivant assez tôt pour se préparer comme il se doit, un bon petit réveillon.

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(mardi 24/12) Rayons changés, nous attaquons notre descente vers Malargué que nous atteignons avant midi. Sur notre droite nous pouvons voir les montagnes avec des restes de neige, elles ne sont pas très hautes, signe que notre latitude géographique baisse tout doucement.

Décidés à passer un réveillon « comme à la maison » on se trouve une « cabane », véritable appartement tout équipé, pour loger dans la ville. Sitôt les vélos déchargés on file au supermarché car ici ils ferment tôt le 24 décembre.

Notre menu de réveillon sera argentin pour la viande (steack bien épais) et sportif pour les pâtes fraiches tout cela accompagné d’un bon vin rouge argentin, comme tout bons français.

Aujourd’hui nous avons passé les 8 000 km, beau cadeau de Noël ! Nous inaugurons également notre dernière carte routière, plus que 3 ou 4 000 km, ça sent la fin…. Snif !

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sabrou 30/12/2013 18:16

Pendant ces fêtes, nous pensons à vous....Mais vous avez un cadre cette année plus que magnifique ; les réveillons dans le LOT seront tjrs là ; Profitez le max... Courage . JACMAUFRA VOUS SOUHAITENT UNE BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2014. Bisous du 46.

Claudine et Marcel 01/01/2014 10:40

Au niveau du cadre le Lot c’est pas mal non plus. On vous souhaite nous aussi une bonne et heureuse année à vous 3. Bises et amitiés d’Argentine.

Elise 30/12/2013 12:58

Bonjour papi, Claudine,
J'espère que noël c'est bien passé.
Moi j'ai été gâté !
Demain on fait le nouvel an. gros bisou ! ELISE

Claudine et Marcel 01/01/2014 10:36

Bonne année à toi aussi Elise, tu as bien de la chance que le père Noël t’es bien gâtée, passes une bonne année scolaire, à cet été peut être, on l’espère. Gros bisous de nous deux.

Simon 30/12/2013 12:38

Bonjour papy , bonjour Claudine
J' espère que tout va bien!!!!
Moi je vais bien.
Ici à la Réunion on attend un cyclone. Il arrivera le 3 janvier .
demain on fête le nouvel an...Alors on vous souhaite une bonne année et bien du courage !!!
gros bisous
SIMON

Claudine et Marcel 01/01/2014 10:36

Bonne année Simon, profites bien de 2014, soit sympa avec tes parents, restes prudent pendant le cyclone. On t’embrasse bien fort.

François 29/12/2013 23:54

avez vous reçu notre mail?

Marcel 31/12/2013 19:14

Je l’ai bien reçu et je ne me lasse pas de le lire, de le relire, de le re-relire…
Merci de l’avoir écrit, je prépare une réponse.
Bonnes fêtes à tous…
Marcel

christian er maryse 29/12/2013 21:27

Superbe de pouvoir suivre votre voyage. Pour nous tout va bien a Nice. Bonne fin d'année