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J 164 - 167

Publié le par MARCEL ET CLAUDINE

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(dimanche 12/1) On quitte Puerto Varas sous un ciel bas, très bas. Finie la vision superbe sur les volcans, tout est pris dans les nuages. Après 15 km, nous sommes dans la banlieue de Puerto Montt, (200 000 habitants) et nous apercevons la mer, le Pacifique, après plus de 5 mois de terre. C’est dans cette ville que débute la fameuse « Carretera australe », « CA » pour les intimes. C’est avec un immense plaisir que nous attaquons cette route mythique, même si elle nous réserve pas moins de 1 000 km de piste. Notre troisième rêves (après Uyuni et Atacama) se réalise donc (le quatrième et dernier étant d’arriver à Ushuaia à vélo). Durant 50 km nous suivons la mer avec quelques bosses bien entendu. Heureusement le ciel s’est dégagé en cours de journée faisant passer la couleur de l’eau de gris à bleu éclatant.

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Nous prenons notre premier ferry maritime qui nous amène en 30 mn à Puelche. Il se fait tard, un lieu sympa pour camper ne se serait pas de refus. En cours de route, à Contao, une hospedaje nous tend les bras. En bord de mer, face aux montagnes enneigées, comment résister ? De plus ils font également restaurant, l’élevage de saumon bat son plein dans le coin, il est donc tout à fait probable qu’ils en servent aux clients. Nos vœux ont été exaucés, plus encore puisque l’on a eu droit après notre repas à gouter un plat typique chilien, moules, pomme de terre, viande de porc fumée, petit pois… cuits sur les pierres chauffées au feu de bois recouvert de végétaux et de terre, un régal. Il y a deux jours notre chambre donnait sur l’Osorno, ce soir elle donne sur le Pacifique et les montagnes enneigées, les lieux changent mais le plaisir des yeux reste, et d’après ce que l’on sait, cela n’est pas fini.

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(lundi 13/1) Au levée la mer s’est retirée sur une sacrée distance. On avait remarqué hier soir des filets posés à marée basse directement sur la plage. Lorsque la mer se retire il n’y a plus qu’à ramasser les poissons. Le marnage est vraiment énorme.

Deux routes étaient encore possibles pour rejoindre Hornopiren. Une plus longue, à plat, suivant le bord de mer. Une plus courte mais passant par la montagne, avec pas mal de côtes. Les deux étant en mauvaise piste en ripio on a choisi la plus courte, quitte à pousser dans les côtes. C’est effectivement ce que l’on a fait. De plus, de grandes portions étaient en construction, on a donc mangé pas mal de poussière !

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Vers 16 h nous arrivons à la ville où demain nous prendrons notre deuxième ferry. La « CA » est ainsi faite, une succession de pistes et de ferry. D’ailleurs à la descente du bateau nous aurons 1 h 30 pour faire les 10 km de mauvaise piste qui nous séparent de l’embarcadère du ferry suivant.

Hornopiren est une ville qui voit passer beaucoup de touristes, ferry oblige. Beaucoup de ses habitants dans leur petit bout de jardin, se sont déclarés propriétaire de camping. Nous avons préféré loger dans une hospédaje, les prix étant tout à fait raisonnables. Le village se trouve au fond d’un fiord, entouré de toute part de montagnes encore enneigées qui viennent se jeter dans la mer, très original.

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Un détail qui a son importance, nous sommes depuis 5/6 jours, assiégés par des mouches énormes, de la taille d’un gros frelon et qui évidemment piquent comme des taons. Impossible de s’arrêter sans en avoir une douzaine autour de soi. Sur la piste où l’on ne peut pas lâcher le guidon, elles s’en donnent à cœur joie sur nos bras et jambes. D’après les locaux, à partir du 15 janvier elles devraient disparaître. Espérons qu’ils disent vrai !

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(mardi 14/1) Temps nuageux, quelques gouttes de pluie, la journée va-t-elle être humide pour notre première traversée au milieu des fiords ? Tant bien que mal les nuages se sont disloqués, laissant entre voir des sommets encore enneigés.

A l’embarcadère il y avait de belles voitures, de belles motos, mais ce sont toujours nos petits vélos qui intriguent les gens du pays.

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De nombreuses fermes aquacoles sont disséminées le long du parcours. La végétation très dense plonge dans la mer, laissant apparaître ça et là de superbes cascades.

Les dix km que nous devions faire en un temps record vu l’état de la piste ont été fait finalement en camionnette. Les facultés de persuasion de Cloclo augmentent à chaque fois où l’on en a besoin.

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A la descente de notre deuxième traversée se trouve un camping de toute beauté. Un rio d’eau turquoise le traverse. Pour y accéder il faut passer sur une passerelle, donc pas de voiture. La végétation est très dense, comme partout ailleurs, et les équipements sont au top. Seul petit problème il n’y a pas d’eau chaude ! On verra donc plus tard pour le bain… aujourd’hui nous n’avons pas trop transpiré.

Ce camping, comme les 300 000 hectares de forêt qui l’entourent appartienne au propriétaire de la marque « North Face ». Il a racheté toutes ces terres dans un souci d’écologie, et d’après ce que l’on sait, il a réussi à en faire un exemple de préservation de la nature. Petite réflexion de Claudine : Il a pu acheter tout cela grâce à l’argent économisé sur les salaires des ouvriers asiatiques. Quel est le plus important ?

Cette journée fut donc semblable à une journée de repos pour nos jambes bien que nous ayons progressé tout de même dans notre descente vers le sud. Demain nous aimerions atteindre Chaiten, 70 km. L’état de la piste et la météo sont toujours des paramètres difficiles à prévoir et d’une importance capitale pour nous.

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Spéciale Adélante

Spéciale Adélante

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(Mercredi 15/1) Le camping se trouve entre mer et rivière, la tente est donc trempée au réveil, et le soleil ne nous chauffera que très tard. Il nous faut tout de même partir, pas mal de km nous attendent. La météo est parfaite, la piste un peu moins. Certaines portions roulent bien mais d’autres nous ralentissent considérablement. Pour une fois, une erreur de la carte nous indiquait plus de km qu’en réalité. Nous avions perdu espoir d’arriver à Chaiten ce soir mais finalement nous y sommes arrivés un peu sans le savoir.

Au camping nous rencontrons deux français à vélo qui monte vers le nord. Ils étaient à Ushuaia il y a 15 jours et ont du s’enfuir en bus tant la météo était exécrable. Tout cela ne nous rassure pas du tout.

A part ça la forêt traversée aujourd’hui était vraiment splendide (merci North Face). Beaucoup de lacs, bien entendu la mer et les sommets enneigés devenu maintenant assez Classiques. Nous sommes passés près du volcan Chaiten qui était en éruption en 2008 après 9 000 ans de sommeil. Comme à l’entrée au Chili, de nombreux arbres ont été anéantis par cette éruption et se retrouve charriés par les torrents jusqu’à la mer.

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La ville de Chaiten est une ville de bord de mer, au pied d’un sommet digne des films « Paramount ». Le camping local est très basique mais comporte le principal, dont Internet. Comme toujours les propriétaires sont vraiment des gens charmants.

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potoczny family 19/01/2014 20:26

Encore une t'ite pensée vers vous deux, merci pour ces beaux moments partagés en images, bisous de nous deux
Martine P

robinet 19/01/2014 14:52

mes meilleurs voeux pour cette année 2014.
Votre projet est en train d'aboutir. Je vous suis régulièrement et admire votre pugnacité. Bonne fin de voyage. Continuez à nous en "mettre plein les yeux".
amitiés

Marcel 21/01/2014 22:32

Merci pour tes bons vœux, je pense souvent à vous, et préfère mille fois être à ma place. Je pense que c’est ta dernière année ?
A l’occasion, tu me diras si Lionel s’est mis au vélo. Si je reviens en Martinique il a intérêt d’être entraîné !
Sincères amitiés

Raymonde 17/01/2014 21:51

Toujours de beaux paysages avec la mer et la montagne, vos photos sont vraiment sympas (les barques de pêche ont beaucoup de charme). A part ces vilaines mouches qui vous taquinent, tout semble aller pour le mieux . Bonne météo et bonne route pour la suite. Profitez bien !!!
Bisous

Roland, Florence et Louis 16/01/2014 20:46

Coucou vous deux,
Nous venons vers vous pour vous souhaiter une très bonne année 2014 (pleine de beaux projets...). Encore un grand bravo pour votre parcours que nous suivons régulièrement mais par négligence nous n'avons pas pris le temps de vous écrire. Nous pensons bien à vous et avons hâte de vous revoir afin de passer d'agréables moments en votre compagnie. Gros bisous des FLOROLOU

Claudine et Marcel 18/01/2014 00:01

Merci pour vos vœux. Recevez les nôtres en retour. On espère que vos vacances de 6 mois se sont bien passées. Bon courage pour la rentrée.
Amitiés, et au plaisir de se revoir