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J 168 - 175

Publié le par MARCEL ET CLAUDINE

J 168 -  175

(jeudi 16/1) La journée a bien débuté ; léger vent favorable et 40 km de goudron neuf, les derniers avant longtemps. Aujourd’hui fut une journée « mouches » et « glaciers ».

Parlons de ces sales bêtes volantes et piquantes. Du matin au soir nous les avons sur le dos, avec un pic de présence en milieu d’après midi. C’est à devenir fou. On se fait piquer même à travers les vêtements !

Elles sont tellement envahissantes que l’on en oublierait même de regarder les glaciers que nous longeons, ainsi que les torrents et les lacs que nous rencontrons régulièrement.

Après 20 km de piste on se trouve devant un camping qui nous semble un peu luxueux, mais on va voir tout de même. Résultat, pour une tente le prix est aussi élevé que pour une « cabana » ailleurs (42 euros), et il n’y a même pas Internet ! Nous passons donc notre chemin.

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Quelques km plus loin se présente un nouveau camping, en bordure du torrent créé par la fonte d’un glacier. Il n’est vraiment pas terrible mais il fera l’affaire. De là démarre un sentier menant au pied du glacier. On en a déjà plein les pattes mais on décide d’aller voir ce spectacle tout de suite, le temps pourrait être à la pluie demain. Nous faisons l’A/R en 2 heures, et nous ne le regretterons pas. Le sentier suivait le torrent, traversait la forêt hyper dense, que du beau !

Demain nous devrions atteindre rapidement Santa Lucia, où nous retrouverons peut être nos jeunes amis cyclistes français. Ensuite la piste en construction est parait-il in-roulable en vélo. On verra ce que l’on nous dira à l’office de tourisme, mais d’après les cyclistes rencontrés venant du sud, un taxi est obligatoire sur près de 60 km. C’est fou le nombre de route en construction que nous avons rencontrées depuis le début du voyage ! Si vous passez sur la « CA » dans quelques années, le goudron aura remplacée le « ripio », quelle chance, par contre, avec la chaleur que nous avons en ce moment les glaciers auront certainement totalement disparus, quel dommage !

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(vendredi 17/1) On quitte le camping pas très tôt, nous avons de plus en plus de mal à sortir du duvet. Pourtant les températures même nocturnes ont bien remontées et même au bord du torrent la tente est restée sèche. Après une belle montée et une belle descente assez scabreuse (un cycliste voyageur s’est fracturé l’avant bras il y a quelques jours nous dit-on au village) nous arrivons au village de Santa Lucia vers midi. Premier réflexe : Chercher un resto. Par chance il y en a un. Le « thon + pain + tomate » commence à nous rester sur l’estomac, quand on peut faire autrement on n’hésite pas. Les plats sont bons, le problème est qu’ils ne sont jamais assez copieux. Il faudrait faire comme en Bolivie, commander 3 menus pour 2, malheureusement ici, les prix sont bien plus élevés.

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Le matin nous avions rencontrés un couple de Chiliens sur leur vélo. Ils nous ont parlé de la piste à venir comme d’un enfer. Nous attaquons donc cette piste avec de l’inquiétude dans la tête. Après 5/6 km nous rencontrons deux français, même sentiments. Vous vous dirigez vers de très grosses difficultés, cela fait 2 jours que l’on galère, matériels cassé, chutes… Notre décision est prise, on se cherche une camionnette et ont rejoint La Junta, sur 4 roues. On n’a pas du tout regretté notre choix. La route était en chantier sur 60 km, des engins de chantiers à n’en plus finir, des camions, des cailloux énormes recouvrant la route… Cela nous rappelait la Bolivie, avec la boue en moins mais avec les cailloux et la poussière en plus.

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La Junta est un village très « aéré ». Les maisons sont espacées les une des autres de façon étonnante. On pourrait créer un terrain de foot ou de camping sans difficulté en plein centre du village ! Comme toujours, on s’y sent bien, les gens sont cools, on y trouve malgré tout 2 offices de tourismes, des hôtels, des restos, Internet… Que demander de plus.

Grace à Internet d’ailleurs, on apprend que nos jeunes amis cyclistes Tom et Flo ont pris un peu de retard sur leur programme, sans doute des pistes plus dures que prévues. Comme c’est bizarre !

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(samedi 18/1) La piste est aujourd’hui tout à fait correcte. Après 48 km nous arrivons au village de Puyuhuapi après avoir longé un lac tout en longueur d’un bleu éclatant.

Ce bourg est situé au fond d’un très long fiord, suffisamment plat pour être pris pour un lac. Ce bourg est assez classique mais comporte plusieurs mini-market. Nous en profitons pour refaire un plein de nourriture, l’intérêt, dans la région, la nature étant si belle, est de faire du camping sauvage. 20 km après le village en suivant le bord du fiord, nous quittons la piste pour nous diriger vers un immense glacier, le « ventisquero colgate ». Le parc national entretien 10 emplacements de camping, nous partagerons le notre avec 3 jeunes chiliens venus comme nous pour s’approcher du géant de glace. Sitôt la tente montée, nous courrons observer le glacier et le torrent qui s’en écoule. Impressionnant.

Depuis la route (piste) nous pouvons voir au loin des montagnes et leur sommets enneigés. Nous avons l’impression d’être vraiment au cœur de la Patagonie.

Demain si le temps le permet une marche de 7 km, A/R, devrait nous permettre de nous approcher très près de la glace. Ensuite nous reprendrons la piste, qui s’est d’ailleurs fortement dégradée.

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(dimanche 19/1) La balade nous a pris 3 h, On ne s’est pas rapproché de la glace mais seulement de la cascade sous le glacier. De temps en temps on entendait des énormes blocs de glace s’écrasaient au pied des rochers, impressionnant. Nous étions les premiers en haut, mais par la suite il y avait foule.

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Nous quittons donc le parc vers midi avec l’intention de déjeuner au bord du fiord. Des dauphins sont d’ailleurs venus nous faire un petit coucou.

La piste est toujours aussi mauvaise, on n’avance pas vite. Pour nous ralentir encore un peu plus il nous faut grimper 500 m sur un tronçon assez raide. Une fois de plus le décor est splendide. Cascades, torrents, glaciers, immense forêt… cela nous fait un peu oublier le mal aux jambes. On retrouve le goudron après une belle descente et l’on se met à la recherche d’un camping que l’on nous a indiqué. A 19 h toujours pas de camping, nous en avons plein les jambes, bien sur la route continue de monter. Pas simple de trouver un coin pour planter la tente. La végétation est très dense, il y a des cailloux partout et de toute façon tout est clôturé. Par chance une barrière donnant sur un coin acceptable est ouverte avec une voiture tout près. Cloclo va demander l’autorisation de camper dans cette propriété. Elle tombe sur 3 hommes un peu éméchés qui acceptent sans discuter notre présence. En temps normal ont aurait repris la route mais il se fait tard, on a rien trouvé depuis des km, on prend le risque. Ce qui ont vu le film « Délivrance » nous comprendront.

Depuis quelques temps nous rencontrons beaucoup plus de vélos. Beaucoup de gens en stop également. Je ne parle même pas des motos, chargées de nombreux sacs et sacoches, certaines disent bonjour mais la plupart de daigne même pas lever la main, fierté bien mal placée ! Cette « CA » attire vraiment beaucoup de monde, et l’on comprend pourquoi.

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Nul autre spectacle ne remplacera celui de la nature!

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(lundi 20/1) La nuit s’est déroulée sans problème. On ne peut pas dire que nous ayons bien dormi, le sol était vraiment très bosselé. Aucun regret vis-à-vis du camping non plus, le premier rencontré n’était qu’à 20 km.

Les premiers coups de pédale furent douloureux (résidus de la veille), après un petit échauffement tout est rentré dans l’ordre.

Nous étions partis pour une courte étape, sur la carte nous avions repéré des villages avec espoir d’y trouver à dormir. En guise de village, quelques maison ou une ferme, en tout cas rien pour dormir. Nous avons du rouler 75 km avant de trouver à se loger dans le village de Villa Manihuales. La première Hospedaje visitée ne pouvait pas nous prendre car demain la patronne prend le bus très tôt. Quant à la seconde, la patronne ne pouvait servir de petit déjeuner qu’à partir de 10 h, heure à laquelle elle se lève ! Quant aux « cabanas », on n’à jamais pu connaître les prix. On peut dire qu’on ne court pas après les touristes dans le coin. Pour le petit déjeuner, on se débrouillera donc par nous même. Comme toujours le resto nous a servi une portion de danseuse étoile, heureusement Cloclo était passé au Kiosque et avait prévu quelques compléments alimentaires.

Demain, si la piste nous permet de rouler correctement, nous devrions retrouver une grande ville, Coyhaique, à nous les grands supermarchés !

Le temps a été couvert toute la journée, ce soir il pleut. On espère que demain nous retrouverons un ciel plus favorable.

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(mardi 21/1) La pluie nous a bercés toute la nuit. Ici, la pluie est accompagnée d’une baisse non négligeable des températures. La matinée sera bien arrosée également. Nous décidons d’attendre une accalmie pour reprendre la route. Vers midi, les éléments semblent se calmer, il est temps de partir. Plutôt que la piste nous choisirons la route goudronnée, plus longue mais plus carrossable par temps humide, et comportant une possibilité de camper si la pluie revient. Notre décision fut la bonne, et c’est dans un camping à la ferme que nous monterons notre tente, sous abri qui plus est. Les températures ont oscillées entre 11 et 13, le vent contre, la pluie glacée… bien contents de trouver de quoi se protéger. Le propriétaire de ce camping, espagnol de Madrid, installé en Patagonie depuis 13 ans comme agriculteur biologique, vend sa production en direct, ou dans de petites épiceries des environs. Très agréable et très serviable, un homme très instruit sur la faune et la flore qui l’entoure.

Demain nous devrions enfin rejoindre Coyhaique, pour une journée de repos bien méritée.

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(mercredi 22/1) La nuit dans notre hangar (futur gite de montagne en construction) s’est parfaitement passée. Quel plaisir d’entendre la pluie tombée et d’être malgré tout au sec ! Par contre le matin il pleuvait toujours et la neige tombait sur les sommets proches de nous. Nous attendons 10 h et partons malgré tout. 7 °C, la pluie, au moins l’eau dans les gourdes restera fraiche. Les nuages se dégagent lentement découvrant les sommets fraichement enneigés, quelques rayons de soleil arriveront à éclairer tout cela. Nous arrivons à Coyhaique en début d’après midi. Le vent est glacial, et nous sommes bien contents de nous réfugier dans une hospedaje chauffée. L’après midi sera consacrée à mener le linge à la laverie, faire recoudre une de mes chaussure chez le cordonnier du coin, chercher une casquette chaude et imperméable pour Cloclo, chercher des sur-chaussures (sans succès), les nôtres n’étant pas terribles et comme toujours à se chercher un bon resto !

Demain sera une journée récupération. Pédaler dans le froid est aussi fatiguant que dans la forte chaleur, surtout lorsque les changements de température sont si brusques. On n’a même pas le temps de changer de vêtements !

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(jeudi 23/1) Journée farniente et comme d’habitude ravitaillement avant de nouvelles belles étapes.

Le soleil est revenu mais le froid et le vent persistent.

Nous avons bien fait de nous arrêter ici car Claudine avait encore des problèmes administratifs à régler avec son dossier de mutation pour Tahiti.

Demain nous reprenons la route.

Commenter cet article

Pierre 29/01/2014 23:42

sublimes ces lieux....je me console....en faisant la cote de Bellevue............
nous pensons a vous...
pierre

Claudine et Marcel 30/01/2014 13:22

Tu devrais prendre Martine avec toi, si la pénurie de carburant se poursuit, le vélo est un bon moyen de se déplacer !

Raymonde 27/01/2014 22:35

J' ai loupé l' envoi de mon commentaire vendredi alors me revoilà pour vous dire que je suis époustouflée par toutes ces beautés de la nature et je suis très heureuse de partager votre bonheur.
Je regrette juste qu' il n' y ai plus de film qui nous donne l' impression que vous êtes tout près de nous... Surement un problème avec l' informatique qui rame ?
Les paysages sont très beaux, certains me font penser à des endroits très sauvages que je parcours dans les Alpes et je vous les ferai découvrir bien volontiers. A ce propos, pour la récup, vous pourriez venir à bicyclette, Aujols Gap à travers les petites routes ce n' ai rien à comparer avec les 9000 kms parcourus ces derniers mois ; J-Noël est disponible et il a acheté un vélo.
Je vous admire pour votre courage et votre forme, vous êtes super, bonne continuation l' arrivée n' est plus très loin...
A bientôt ! Bises de nous 2

sabrou 26/01/2014 21:04

Salut à vous deux, nous sommes toujours admiratifs devant ces photos magnifiques que vous nous faites partages ; c'est super de vous voir si heureux et en forme malgré ces changements de températures. JACMAUFRA vous souhaitent une bonne route.......BISES

christian 24/01/2014 08:19

Toujours aussi interessant de lire vos aventures. Alors pas de R12 jaune en argentine? Bonne continuation
christian

Claudine et Marcel 24/01/2014 12:49

Il ne faut pas perdre espoir, nous retournons en Argentine d’ici une quinzaine.
Amitiés et bises à Maryse.