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J 176 - 182

Publié le par MARCEL ET CLAUDINE

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(vendredi 24/1) Ce matin le ciel est bleu, mais les températures sont toujours aussi basses. Chaudement vêtus nous quittons Coyhaique en espérant que la première côte nous réchauffera. Effectivement rapidement nous enlevons une couche (de vêtement). Pour cette dernière étape sur goudron avant longtemps, nous ferons près de 100 km et 1630 m de grimpe. La journée de récupération est bien loin !

Durant toute la journée nous ne verrons pas grand monde, jusqu’au village de Cerro Castillo. Il tire son nom de la magnifique montagne en forme de château qui le surplombe. Le vent est toujours fort et glacial, camper ne nous enchante pas. Nous recherchons donc une hospedaje, tout est complet. Nous finirons donc à l’hôtel du coin, plus cher évidemment mais plus tranquille. On n’aurait pas imaginé qu’il y aurait tant de monde dans ce lieu si reculé.

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La végétation a énormément changé. Finies les grandes forêts de sapins, ce sont des immenses prairies que nous longeons et la plupart des sommets sont carrément pelés. Beaucoup de volcans ont donné des couleurs diverses aux roches, qui fragiles, ont été ciselées par le vent. Le résultat est surprenant. La neige et les glaciers sont toujours présents malgré leur faible altitude.

120 km de mauvaise piste nous sépare de rio Tranqille. Nous comptons mettre 2 jours avec camping sauvage au milieu. Que la météo soit avec nous….

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(samedi 25/1) Le contrat fut presque rempli, 58 km. Il faut avouer que les derniers km ont été effectués sur la réserve. La piste pourrie, la tôle ondulée, le vent contre, le froid, les côtes… ont occasionné une consommation (d’énergie) supérieure à la normale. La végétation est très dense, tout est clôturé, lorsque l’on trouve un coin acceptable (plat et à l’abri du vent) pour monter la tente il ne faut pas le laisser passer.

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En fin de matinée nous avons rencontré une famille d’Andorre, les parents et leurs 2 filles, 3 et 6 ans, tous sur 2 roues. Ils sont partis du sud de l’Argentine et compte rejoindre le Pérou. Notre voyage est assez physique mais le leur relève de l’exploit. Le vélo de la maman était bien particulier. Tandem, à l’arrière vélo normal, à l’avant, vélo couché.

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Un peu plus loin nous croisons une voiture le pneu totalement explosé. Comme quoi la piste ne fatigue pas que les cyclistes. Changer la roue serait chose facile si la roue de secours voulait bien sortir de son logement. Après une demi heure à batailler avec le monsieur j’ai du rendre les armes, rien à faire, la roue refuse de descendre. Nous avons laissé cette famille en pleine forêt, on espère que la solidarité chilienne jouera son rôle.

Demain, rebelote. 60 km de piste, il faut savoir prendre le temps, apprécier les beaux paysages et les km défilent malgré tout.

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Ces quelques fleurs pour ma maman qui aurait eu aujourd'hui 89 ans. ClaudineCes quelques fleurs pour ma maman qui aurait eu aujourd'hui 89 ans. ClaudineCes quelques fleurs pour ma maman qui aurait eu aujourd'hui 89 ans. Claudine

Ces quelques fleurs pour ma maman qui aurait eu aujourd'hui 89 ans. Claudine

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(dimanche 26/1) Notre campement était à l’abri du vent mais pas de la pluie, et il a plu une bonne partie de la nuit. On a bien attendu qu’elle cesse mais pour la première fois nous avons du ranger le matériel sous la pluie, pas terrible ! Premier coup de pédale vers 10 h, la pluie à cessé mais elle reviendra régulièrement durant la journée, le soleil jouant à cache cache avec les nuages. Comme hier nous avons terminé la journée assez tard. Nous avons épuisé même la réserve, et c’est à côté du vélo, en poussant, que nous effectuerons nos derniers km. Heureusement aujourd’hui le vent était fort et favorable, s’il avait été contre nous aurions sans doute une fois encore dormis en campagne. La piste et surtout la tôle ondulée nous ont casés. Le dos, les bras, les fesses… en prennent pour leur grade.

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A l’arrivée nous avons longé un magnifique lac, le lac Général Carrera, le deuxième en superficie d’Amérique du sud (le premier étant le lac « p’ti caca »), il nous faisait oublié quelque peu nos courbatures.

Nous arriverons au village de Rio Tranquille vers 18 h 30. Petit village très touristique du fait des grottes de marbres sur le lac en face du bourg (que nous comptons visiter demain matin), tous les hôtels affichent complet. Nous trouverons malgré tout une chambre avec un lit en 1 m 20. Cloclo ayant pitié de moi, toujours prête à se dévouer pour autrui, dormira par terre, sur 2 matelas gonflables tout de même car je lui ai gentiment prêté le mien !

Jour particulier aujourd’hui, nos vélos ont franchis les 10 000 km, soit une moyenne de 56 km par jour depuis le départ. Les vélos tiennent le coup, je continue à casser des rayons, les pneus ressemblent de plus en plus à des slick mais ils résistent encore bien au mauvais traitement qu’on leur inflige, 2 crevaisons à ce jour pour les 4 !

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(lundi 27/1) La balade aux grottes de marbre en barque s’est parfaitement bien passée, plus chère que prévu, les prix ont augmentés aujourd’hui ! Bizarre. Du vent, des vagues, du froid, nous étions partis bien équipés. Le guide, pas très causant (pas terrible pour un guide !), nous a ramenés à bon port malgré les belles vagues.

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Même à terre, le froid est toujours mordant. Avant de reprendre la route, on se paye un genre de hamburger patagonien accompagné de café chaud. Comme toujours, après quelques côtes le sang s’est remis à circuler normalement.

Le lac, et les montagnes qui l’encerclent, sont vraiment extraordinaires de beauté. Le lac « p’ti caca » semble bien fade par rapport à celui là. Certes il n’est pas à 4000 m, mais le nombre de glaciers visibles le laisserait supposer.

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Partis à13 h, nous comptions trouver un coin pour camper après 40 km. Une fois de plus aucune possibilité ne s’est offerte jusqu’à plus de 19 h. Nous avons fini dans un camping au bord du lac, qui n’a de camping que le nom, cher et sans aucune installation. On a eu beau discuter, sans résultat. Etre pris pour des vaches à lait deux fois dans la journée n’est pas des plus plaisant.

Nous avons rencontré un couple de jeunes allemands avec des vélos de dernière génération. Ils avaient en quelques sorte une boite de vitesse au niveau du pédalier, le système « plateau – chaine – pignon » était réduit à sa plus simple expression. Cette mécanique a été mise au point par des ingénieurs de chez Porsche, apparemment la fiabilité est au rendez vous.

Demain encore 68 km pour rejoindre Cochrane, on va encore arrivés pas très frais.

Nos jeunes amis français ont pris un peu de retard. Jante cassée, retour en arrière pour en trouver une nouvelle… Cela me rappelle Uyuni et notre escapade de 2 jours à Cochabamba pour trouver une nouvelle roue. Depuis je transporte une jante de rechange, prions pour qu’elle ne serve jamais.

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(mardi 28/1) Nous reprenons la piste avec en tête la question « arriverons nous ou pas à Cochrane aujourd’hui ?». Notre seul espoir de réussite serait une piste en bon état et un bon vent favorable. Nous avons eu ni l’un ni l’autre. Au bout de 40 km nous en avons assez de nous faire secouer comme des pruniers. Même dans les descentes nous sommes obligés de freiner comme des malades si l’on veut préserver les machines et les pilotes. On ne veut pas savoir lequel des deux flanchera le premier ! Après avoir trouvé de l’eau et pour une fois un bon coin pour camper, on décide que la journée est finie, on jette l’éponge.

Comme hier nous avons suivi des lacs magnifiques, à midi nous avons pique-niqué auprès de l’un d’eux, dans un village de toute beauté. Cloclo était partante pour stopper là pour la journée.

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Ensuite la rivière Baker, nous a accompagnés un bon moment. Au départ d’une couleur bleu splendide elle devient laiteuse après sa jonction avec le rio Nef descendant d’un immense champ de glaciers. L’observation des photos traduit bien le phénomène.

Pour la première fois nous avons rencontré un couple d’allemands cyclistes voyageurs plus vieux que nous, certainement plus de 70 ans. Ca nous rassure pour la suite !

Demain encore 30 km avant d’atteindre la « grande ville » où l’on espère arriver en début d’après midi. Ca nous laissera le temps de nous renseigner pour la suite du voyage, évidemment refaire un bon plein de victuaille (avec le froid nous avons largement doublé les rations alimentaires), faire la lessive et mettre à jour le blog.

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(mercredi 29/1) Il a plu toute la nuit. Rangement du campement et reprise de la piste sous l’eau. Sur les 30 km nous roulerons 25 sous les gouttes. Le sol était donc particulièrement gras. Manque de chance, une partie de la route était en travaux, les souvenirs de Bolivie reviennent à l’esprit… Nous arrivons enfin à Cochrane vers 14 h, bien humides, la première hospédaje visitée sera la bonne. Nous avons déjà grignoté sur le chemin, il est un peu tard, mais on se paye tout de même le menu du jour !

Un petit tour dans le village pour refaire le plein, et nous décidons de rester un jour de plus dans ce coin tranquille pour se refaire une santé. La piste nous a vraiment épuisés, et ce n’est pas fini. Un lac à une dizaine de km d’ici devrait être une balade sympathique, vélos sans chargement, beau temps enfin revenu…

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(jeudi 30/1) Finalement nous ferons la balade à pied. Moins loin que prévu, histoire de découvrir le village et les environs, et de pique-niquer au bord d’un rio, au soleil. Les températures le matin sont toujours très fraiches, dans la journée, avec le soleil, ça va mieux.

Cochrane est un petit village de 4 000 habitants, tranquille et sans stress avec des habitations en bois, très typiques de Patagonie et très colorées.

Cette journée de récupération nous aura fait le plus grand bien. Demain nous repartirons gonflés à bloc.

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Commenter cet article

matt et valérie 07/02/2014 02:17

alors, vous êtes où ?? hâte de vous lire ! bisous de la Martinique !

robinet 03/02/2014 07:21

avec 2 semaines de retard... bonne fête Marcel.Encore bravo. Le but approche, courage

Luc 01/02/2014 21:52

Maintenant qu'enfin je n'ai plus mon plâtre intégral, je vais pouvoir venir pédaler avec vous... La bise depuis Bordeaux!

CLAUDINE ET MARCEL 07/02/2014 15:54

Merci petit bonhomme pour ton mot, tu progresses contre la maladie et nous, nous progressons vers notre but final. Durant ce voyage nous avons souvent pensé à toi, que chaque coup de pédale t’aide à la combattre définitivement, nous espérons qu’un jour nous pédalerons avec toi, ton grand frère Eliott et tes parents.
Gros bisous de nous deux.

matt et valérie 31/01/2014 02:26

bravo pour le passage des 10 000 Km !! vous êtes impressionnants et fabuleux !! on sent que pourtant le voyage est une sacrée épreuve !! dimanche ici, petite journée technique avec AKLM et on pensera bien à vous !!