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J 199 - 201

Publié le par MARCEL ET CLAUDINE

J 199 - 201

(dimanche 16/2) A force de se coucher bien après minuit, nous nous levons de plus en plus tard. Après un petit déjeuner agrémenté de pâtisseries mémorables, nous reprenons la route vers 10 h. Il fait anormalement chaud. Très vite nous nous retrouvons en tee-shirt et short. Il y a bien longtemps que cela ne nous était pas arrivé. Les km défilent vite malgré une côte de 10 km. Les paysages sont absolument désertiques. Pas un arbre à perte de vue. Dans les prairies seule les gigognes sont présentent. Nous suivons de haut une immense vallée, au fond serpente une rivière. Le décor est tout à fait différent du reste de la Patagonie.

Après 95 km nous arrivons à une habitation, en réalité un atelier de la DDE locale. Il était question que nous prenions de l’eau et que l’on puisse camper à proximité. Après une mise en garde du propriétaire contre la pluie et surtout le vent qui peut se lever durant la nuit, il nous autorise à dormir dans une maison de chantier inoccupée et quelque peu délabrée. Déjà un couple de cyclistes américains occupait les lieux, quand il y a de la place pour 2 il y en a pour 5 (Stéphanie nous a rattrapé comme prévu). C’était tout à fait imprévu, mais ce soir nous dormirons sous un toit.

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(lundi 17/2) La nuit fut très bonne dans notre cabane et c’est en pleine forme que nous attaquons une fois de plus la piste. Au début, le vent est avec nous, le sol est assez roulant, on file les 25 km/h. Tout doucement le sol se détériore pour devenir très mauvais, le vent tourne et se renforce. On retrouvera le goudron après 66 km dans un vent de face particulièrement fort. Impossible d’aller plus loin. Une fois encore, un bâtiment de la DDE se trouve au carrefour. On nous autorise à prendre de l’eau, à camper à l’abri d’un mur, à se doucher, à utiliser la cuisine… Nous sommes vraiment traités comme de vrais invités. Merci à tous ces travailleurs de la route pour leur hospitalité, ils nous aurons souvent rendu de grands services.

Le décor aujourd’hui était particulièrement sympa. Toujours aussi désertique mais très vallonné et parsemé de petits lacs où l’on peut apercevoir de nombreux flamands roses. Montons et gigognes se partagent le territoire, observés de haut par les rapaces portés par le vent. La circulation est bien entendu très légère, si l’on croise une voiture toutes les 20 mn c’est beaucoup.

Demain nous repassons au Chili. On va tenter de se rapprocher au maximum de la réserve de « torres del paine ». Une route la traverse et nous permettra de rejoindre Puerto Natales par de petites pistes. Le spectacle devrait être encore une fois grandiose !

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(mardi 18/2) Malgré le groupe électrogène qui a tourné une bonne partie de la nuit nous avons passé une bonne nuit. Levée 7 h, la journée promet d’être rude. En effet le vent ne s’est pas calmé, et nous allons l’avoir dans le nez ! De plus la température à bien baissé, dire qu’il y a 2 jours nous roulions en tee-shirt. Aujourd’hui j’étais équipé pour une journée de ski au Yukon ! A midi alors que nous mangions au bord de la route, la pluie a fait son apparition. Le projet de monter dans le parc Torres del Paine est tombé rapidement à l’eau. Le cap fut mis au sud, en direction de Puerto Natales. Une bonne montée, la température tombe à 3 °, la neige nous single le visage, on est bien en été mais en Patagonie.

Les km défilent difficilement, nous roulons en relai à 3, et atteignons la frontière chilienne vers 18 h 30. Les douaniers, d’ordinaires très pointilleux en entrant au Chili, nous trouvent si fatigués et congelés qu’ils nous laisserons passer sans ouvrir nos bagages. Il nous reste encore 24 km avant d’atteindre un possible logement. Nous en avons plein les jambes, après 116 km et 1270 m de grimpe nous entrons dans la ville après 9 h de vélo, bien contents de revoir la mer d’ailleurs, mais surtout très heureux de se mettre au chaud dans un petit hôtel et de se restaurer dans un petit resto local.

Evidemment, vu les circonstances, nous n’avons pas pris beaucoup de photos ; Le paysage était assez monotone et surtout nous préférions rouler pour sortir au plus vite de ces conditions hivernales.

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Commenter cet article

Raymonde 20/02/2014 19:08

Mais vos photos sont belles et vos commentaires nous comblent de bonheur... Merci de nous faire partager tout ça ; Vous êtes très courageux et votre route est très difficile ; Vraiment chapeau !!! Bon vent, courage et énergie.
Bisous
A +

bouyssier simon 09/02/2015 10:33

salut :)