Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

J 202 - 208

Publié le par MARCEL ET CLAUDINE

J 202 - 208

(mercredi 19/2) Notre premier jour au Chili sera une journée de repos. Après la journée d’hier, nous en avions bien besoin. J’avais les jambes très lourdes et Cloclo un bon rhume.

La visite de la ville fut des plus agréable. Puerto Natales est vraiment une ville très sympa, elle résume la Patagonie à elle toute seule. Les maisons très colorées rendent le ciel un peu moins gris. La circulation est peu dense, le calme règne un peu partout.

Nous avions envie d’un jour de repos supplémentaire. Nous choisissons donc une balade en bateau qui doit nous faire remonter un long fjord afin d’admirer deux glaciers.

L’envie de visiter le parc Torres del Paine ne nous a pas quittée. Renseignements pris, nous nous sommes organisés pour faire nos 4 jours de marche à partir de vendredi. On monte en bus. On marche sur les sentiers du parc. On reprend un bateau pour traverser un lac. On reprend un bus pour revenir à Puerto Natales.

J 202 - 208
J 202 - 208J 202 - 208J 202 - 208
J 202 - 208J 202 - 208
J 202 - 208
J 202 - 208

(jeudi 20/2) Levés tôt pour prendre le bateau, un beau cata (à moteur) bien équipé. La balade nous fait passer près du « rocher au cormorans », de la « falaise au condors » pour arriver au pied des deux glaciers, raison principale de la sortie. Une petite marche de 20 mn nous amène au pied du glacier Serrano. Nous apprendrons que comme tous, ces glaciers perdent du volume, qu’ils reculent de façon inquiétante et que rien ne va plus vis-à-vis du climat.

J 202 - 208J 202 - 208
J 202 - 208J 202 - 208
J 202 - 208J 202 - 208J 202 - 208
J 202 - 208J 202 - 208
J 202 - 208

Retour à la ville, 20 mn du bus nous mèneront dans une ferme pour le repas de midi pris à15 h. Si la balade fut banale, le repas fut grandiose, à croire que les touristes font cette sortie (fort chère) uniquement pour manger et boire (pas que de l’eau). En fin d’après midi nous retrouverons Puerto Natales l’estomac bien lourd et le cerveau fort embrumé !

Une petite visite dans un magasin de location de matériel de marche, une visite au super marché pour l’achat de la nourriture pour 4 jours, et il est temps de préparer les sacs…

J 202 - 208J 202 - 208
J 202 - 208

(vendredi 21/2) Encore levés très tôt pour prendre le bus. Chargés de nos sacs à dos nous traversons la ville pas encore réveillée. Vers 10 h 30 nous arrivons au parc Torres del Paine et nous installons notre campement à l’entrée du parc. Première constatation, nous ne sommes pas seul dans le camping ! Après un frugal repas nous attaquons la montée qui doit nous amener au pied des célèbres tours. Le décor est grandiose et après 4 h de grimpette nous y arrivons. La météo est correcte mais nous ne nous y attardons pas, il fait tout de même bien frais ! Après 4 h de descente nous retrouvons notre tente, quelque peu cassés. Faire du vélo et marcher sont vraiment deux choses différentes (surtout avec des chaussures à semelles percées pour moi). En me couchant, je n’avais pas encore touché l’oreiller que je dormais déjà !

J 202 - 208J 202 - 208J 202 - 208
J 202 - 208J 202 - 208
J 202 - 208J 202 - 208
J 202 - 208J 202 - 208J 202 - 208
Cherchez la différence entre ces deux humains !!!Cherchez la différence entre ces deux humains !!!

Cherchez la différence entre ces deux humains !!!

J 202 - 208
J 202 - 208

(samedi 22/2) Le trajet d’aujourd’hui ne devrait pas trop monter. Tant mieux car je suis vraiment cassé. Le sol est plus ou moins plat car nous suivons un superbe lac mais le vent se lève et pas qu’un peu. Le vent tempétueux est le signe particulier du coin. Dans les rafales nous sommes obligés de nous arrêter et de nous tenir aux rochers pour ne pas reculer. Avec un tel vent et la dangerosité du parcours, en France, les chemins auraient été fermés. Bien entendu la pluie s’en mêle. Nous écourterons donc la journée, bien contents de trouver un camping abrité du vent et bien évidemment bondé. Les prix sont très élevés et les installations très insuffisantes. Deux WC (dont un bouché) et deux douches (évidemment pourries vu l’affluence) pour des centaines de personnes. Par contre un spa et un sauna sont à la disposition des plus fortunés. Il est interdit de faire caca dans le parc mais dans ces conditions on ne voit pas comment faire autrement !

J 202 - 208J 202 - 208
J 202 - 208J 202 - 208
J 202 - 208J 202 - 208
J 202 - 208

(dimanche 23/2) Le vent s’est calmé, le ciel est de nouveau bleu et la couleur du lac a totalement changé. Nous reprenons notre marche avec une forme et un moral retrouvés. Le chemin est toujours aussi fréquenté mais le spectacle toujours aussi grandiose. Nous arrivons donc au dernier camping du circuit en milieu d’après midi, il reste encore quelques places mais cela ne va pas durer.

Nous n’avons pas le droit non plus de faire notre tambouille à la tente. Une « cuisine » est soit disant à notre disposition. Vu l’affluence, le bruit et la saleté du lieu nous préfèrerons tout de même notre maison de toile au risque d’une amende substantielle.

La nuit fut très sonore, Argentins ou chiliens abusent vraiment trop de leur bon vin, ce qui se traduit par des soirées infiniment longues et bruyantes.

J 202 - 208J 202 - 208
J 202 - 208J 202 - 208
J 202 - 208J 202 - 208
J 202 - 208J 202 - 208J 202 - 208
J 202 - 208
J 202 - 208

(lundi 24/2) Nuit glaciale, la tente était recouverte de glace au matin, heureusement pas de vent !

Après cette mauvaise nuit et les nerfs à fleur de peau nous attaquons notre dernier jour de marche vers le glacier « grey » et son lac du même nom. Montée tranquille et paysages superbes. La météo est bonne, dès le soleil apparu, les températures remontent vite.

8 h de marche avant de retrouver notre camping où nous devons reprendre un bateau (prix astronomique pour 25 mn de navigation) qui doit nous ramener au point de départ.

Le bus nous attendait à la descente du bateau, pour nous ramener au Puerto Natales que nous retrouverons à 22 h. Passage à l’hôtel, vidage des sacs, et l’on ramène le matériel à 23 h pour ne pas payer une journée supplémentaire, le magasin ferme à minuit, rentabilité maximum.

Ces quatre jours dans le parc le plus beau et fréquenté du Chili aura été très dur pour les jambes et le moral. L’impression d’être pris une fois de plus pour des vaches à lait est à tout moment présente. Nous ne regrettons pas de l’avoir fait car les paysages étaient vraiment magnifiques, mais ne le conseillerons pas à ceux qui sont juste en temps et en argent et qui ne supportent pas la surpopulation.

J 202 - 208J 202 - 208
J 202 - 208J 202 - 208J 202 - 208
J 202 - 208J 202 - 208
J 202 - 208J 202 - 208
J 202 - 208
J 202 - 208

(mardi 25/2) Journée de repos aujourd’hui encore. Je me suis bloqué le dos à la fin du dernier jour de marche en démontant la tente, le côté psy ne doit pas être éloigné de cette handicapante affection. Cloclo a du porter les deux sacs à dos, quelle bête humaine ! Elle s’est même payé le luxe de refuser l’aide proposée par des jeunes et beaux randonneurs venus l’aider spontanément.

Laverie, bonne bouffe, achat de nouvelles chaussures pour moi et boucle d’oreilles pour Cloclo…. Ce soir nous retrouvons nos amis cyclistes pour une bonne « soirée viande », « parillada » comme on dit ici.

Demain nous retrouvons nos chères bicyclettes. Plus d’une semaine d’arrêt risque de nous causer quelques crampes !

Prochaine étape, Punto Arenas. Le bout du monde se rapproche, même si l’on serre les freins pour ralentir notre descente vers la fin du voyage.

Même les poubelles sont sympas dans cette ville !Même les poubelles sont sympas dans cette ville !Même les poubelles sont sympas dans cette ville !

Même les poubelles sont sympas dans cette ville !

Commenter cet article

MARTINE GRIS 05/03/2014 20:33

Cette étape pédestre valait le coup d'être faite pour la beauté des paysages. J'ai été surprise de voir tant d'affluence dans ces endroits qu'on suppose tellement loin de la civilisation. Je n'en reviens pas encore de voir tous les km que vous avez parcourus. Quel courage ! et d'après vos photos, vous paraissez toujours en forme, c'est super d'avoir pu aller jusqu'au bout de vos rêves !
J'ai vu pour la mutation de Claudine !!! dommage, mais si ça peut être la Martinique, c'est pas mal non plus.
Bisous à vous deux !

robinet 27/02/2014 02:15

Quelles belles photos!
Que vous soyez en train de freiner est tout à fait normal... puisque votre périple n'est plus un fantasme mais une réalité. J'ai demandé à Lionel... il m'a dit qu'il fait du vélo... donc le matériel sert. Allez.. Tchin bé réd pa moli.
amitiés et bon vent

Raymonde 26/02/2014 21:23

Quelle splendeur !!! Ces paysages sauvages et les photos sont magnifiques... Dommage que le Chili profite ainsi des touristes... Je comprends votre colère et votre amertume.... Cloclo, tu est vraiment une force de la nature Marcel a beaucoup de chance !!! Vous êtes un couple parfait !!! Gardez bien la pêche et bonne continuation jusqu' au bout de ce périple l' arrivée et très proche mais va vous faire découvrir encore beaucoup de belles choses... Je reste en contact et merci de nous faire partager !! A très bientôt ! Bien amicalement Bises à vous deux.

pierre de grasse 25/02/2014 18:42

bonjour à vous deux
La mécanique tient bon mais les organismes commencent à souffrir. Claudine attention au controle antidopage si tu prends des médocs non autorisés .Aprés PUERTO NATALES vous allez vers PUNTA ARENAS pour traverser à nouveau vers PORVENIR ??? quel jolie nom ce village, en fait beaucoup ce sont poser la question comment fait on "porvenir " chez vous ????? ensuite RIO GRANDE bonjour l océan atlantique ! Magnifique plus que 236 km et USHUAIA vous tend les bras ........QUE DU BONHEUR!!!!!!!!!!
Je vous envoie un max d énergie pour finir les derniers kilométres 700 !!!! à la louche?
Bise à vous deux

sabrou 23/02/2014 18:16

Toujours un régal de voir vos photos , la balade à pied est surement superbe, profitez et faites attention à vous . Les jours s'écoulent tout doucement.......BISOUS de nous trois. JACMAUFRA