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J 212 - 215

Publié le par MARCEL ET CLAUDINE

J 212 - 215

(samedi 1/3) Levés tôt pour aller prendre le ferry pour Porvenir. Le bateau semble neuf, très bien équipé, nous ne mettrons que 2 h 30 au lieu des 3 h 30 prévues. A partir de maintenant nous roulons en « Tierra del fuego ». Le village de Porvenir est à 4 km du débarcadère. Une superbe boulangerie/pâtisserie nous tend les bras. On en profite pour acheter de quoi manger, histoire de ne pas attaquer nos réserves. Nous prendrons notre déjeuner au soleil et à l’abri du vent, face à la mer, elle n’est pas belle la vie ?(samedi 1/3) Levés tôt pour aller prendre le ferry pour Porvenir. Le bateau semble neuf, très bien équipé, nous ne mettrons que 2 h 30 au lieu des 3 h 30 prévues. A partir de maintenant nous roulons en « Tierra del fuego ». Le village de Porvenir est à 4 km du débarcadère. Une superbe boulangerie/pâtisserie nous tend les bras. On en profite pour acheter de quoi manger, histoire de ne pas attaquer nos réserves. Nous prendrons notre déjeuner au soleil et à l’abri du vent, face à la mer, elle n’est pas belle la vie ?

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Nous attaquons donc une fois de plus la piste. Nous suivons la mer de près, de multiples oiseaux de mer décollent à notre passage en criant, ça nous change de ceux rencontrés plus haut.

Vers 18 h nous nous mettons à la recherche d’un lieu pour camper, nada, les clôtures sont toujours là. Une grosse ferme à l’écart de la piste, portail ouvert, nous invite à entrer. Nous demandons l’autorisation de camper à l’abri du vent, réponse : Non, c’est trop dangereux nous répond-on. Cloclo insiste un peu et on nous propose instantanément une chambre à l’intérieur de la maison. Nous qui pensions dormir sous la tente, au froid et au vent, nous nous retrouvons à dormir sur un lit, dans une maison chauffée et à faire la cuisine sur un poêle à bois. Nous apprendrons que nos deux hôtes travaillent pour le compte d’un riche propriétaire, qu’ils s’occupent d’un troupeau de 7500 brebis et qu’ils vivent ici toute l’année, face à la mer.

L’électricité est fournie par des éoliennes, l’eau (pas terrible) vient d’une cuve et la télé arrive ici via un satellite. Tout cela en pleine pampa, à 60 km du premier village. Pour demain, si la pluie est de la partie comme prévue, on nous a même proposé de rester le temps que la météo se calme. L’hospitalité patagonienne n’est pas un mythe.

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(dimanche 2/3) Il a plu une bonne partie de la nuit et le matin, même punition. Nous décidons de rester à l’abri et au chaud comme on nous l’a gentiment proposé. Vers 10 h les éléments semblent se calmer, on charge les vélos et nous voilà repartis. L’idée d’aller voir des pingouins nous donne des ailes, à moins que ce soit le vent que nous avons dans le dos. En début d’après midi nous arrivons au parc où séjournent deux petites colonies de Pingouins Roi. Le parc est privé, le prix pour y entrer est ridiculement élevé, mais nous sommes venus pour ça, alors… Par contre on nous propose un coin abrité du vent pour monter notre tente et l’on nous donnera même 10 litres d’eau potable, le luxe. Le fait d’être sur place nous permet d’aller voir ces animaux plusieurs fois avant la nuit, chaque visite nous comblera de plaisir.

Un coucher de soleil mémorable nous surprendra même, car toute la journée le ciel fut très couvert.

Quel bonheur d’être ici, sur la plage, à une centaine de km du cap Horn, d’entendre le cri les oiseaux et des pingouins, à l’abri dans notre tente qui plie sous les rafales du vent. Etre arrivés ici en vélo, en ayant traversé des pampas interminables, ajoute un certain sentiment de fierté intérieure à tout cela.

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Hôtel restaurant de luxe !!!!!!

Hôtel restaurant de luxe !!!!!!

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(lundi 3/3) Le vent a soufflé fort toute la nuit mais au petit matin le calme est revenu. On petit déjeune donc tranquille au cri des pingouins, on range tout le matos, on charge les vélos et l’on va une dernière fois, visiter nos étranges bipèdes. La colonie s’est fortement réduite, les parents sont sans doute allé chercher à manger en mer, ne reste que les petits avec un adulte pour chacun d’eux.

Nous reprenons la piste, bien tristes de quitter ces pingouins roi.

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Nous roulons en bord de mer et grimpons quelques bosses. La pampa est toujours aussi dénudée, par contre les guanacos, souvent en troupeaux, nous gratifient de beaux sauts à quelques mètres de nous par-dessus les clôtures.

La terre de feu a été peuplée au départ par des chercheurs d’or. Le vestige d’une drague gigantesque amenée ici d’Angleterre en 1904 est aujourd’hui à demi enterrée dans l’ancien lit du rio Russfin, le rio devait être bien plus large au début du siècle. L’exploitation dura jusqu’en 1910.

Une publicité en bord de piste nous indiquait un hôtel restaurant à 70 km. Difficile de croire à cela dans une région aussi dépeuplée. Sur toute la journée nous avons du voir 3/4 voitures. A la distance prévue, une énorme scierie se dresse en bord de route et derrière, un hôtel super chouette et un restaurant, qui est tout simplement la cantine de l’usine. Nous n’en demandions pas tant, dormir et manger au chaud, quel régal, surtout lorsque dehors la pluie et le vent sont toujours présents (pas pendant la journée tout de même). Quel fut notre étonnement lorsque nous avons appris qu’ici Internet était disponible dans toutes les chambres. Nous qui croyions être au bout du monde…

Demain nous devrions repasser en Argentine, pour la dernière fois avant Ushuaia.

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Eole a bien travaillé...

Eole a bien travaillé...

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(mardi 4/3) La nuit fut fort agréable, tout comme le bon petit déjeuner servi presque au lit.

La météo est correcte, le vent dans le bon sens, en route pour l’Argentine.

La piste très roulante nous permet une bonne moyenne. Sur notre droite, derrière la pampa toujours aussi dénudée se dresse la chaine de montagne dite « cordillère Darwin ». Elle se poursuit jusqu’à Ushuaia. Encore de la neige, encore des glaciers.

A midi nous déjeunons dans un village qui semblerait abandonné. Le parvis de l’église nous servira de table et de siège.

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Le passage de la frontière tant chilienne que celle d’Argentine s’est déroulé en quelques secondes. Evidemment nous étions seuls, les douaniers, tous contents d’avoir enfin quelqu’un pour discuter.

Entre les deux frontières, il nous a fallu passer un rio. Certainement personne a voulu payer la construction d’un pont, alors, nous avons du retirer nos chaussures et passer dans l’eau en poussant les vélos.

Pour une fois nous avons pu trouver un endroit super pour planter la tente. De l’herbe, des arbres pour être à l’abri du vent, on avait pris de l’eau au poste frontière. Un peu proche de la piste mais vu la circulation cela ne devrait pas être gênant.

Aujourd’hui j’ai eu ma troisième crevaison. Les pneus, bien lisses maintenant, tiennent encore bien le coup. Plus que 250 km et leur calvaire sera terminé.

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Heureusement le portail de la frontière était ouvert !

Heureusement le portail de la frontière était ouvert !

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Raymonde 15/03/2014 21:09

Oui, vous pouvez être fiers de vous !!! le but est atteint dans quelques kms (250 ou moins ce n' est qu' une broutille pour vous), j' ai été absente pendant 5 jours passés auprès de ma soeur Georgette sans mon ordi mais j' ai eu des nouvelles grâce à Caro...
Encore bravo !!! Je passe à l' article suivant et vous embrasse bien fort à tous les deux. A +