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Etat d’âme de Marcel sur le Venezuela,

Publié le par MARCEL

Si je devais définir le Venezuela en un seul mot je dirais ; Poubelle

A la ville comme à la campagne, même combat. En ville, les rues, les trottoirs, les espaces non construits, les espaces verts… sont recouverts de déchets. Lorsque qu’une rivière traverse la ville, c’est encore pire, l’avantage de la rivière ? Elle est auto nettoyante lors des crues.

A la campagne c’est encore plus incompréhensible, loin de tous, les bords des routes sont eux aussi souillés par des tonnes de déchets. On ne peut trouver aucun endroit épargné, et si l’on veut faire une photo, il faut bien viser pour éviter de la polluer par des objets immondes.

Le vénézuélien n’a vraiment aucune notion d’environnement, tout ce qui se jette se retrouve sur la voix publique. On pourrait accuser le gouvernement, les mairies… Après avoir observer le comportement des habitants, on préfère parler du non respect des gens vis-à-vis de leur environnement. On pourrait penser que l’Amérique du sud est ainsi ? En Colombie nous n’avons rien remarqué de semblable et au Brésil, de ce point de vue, on se croirait en Suisse. Dès le passage des frontières, la différence saute aux yeux, les choses auront du mal à revenir à la normale.

En deux mots je rajouterais ; Banques.

Et pourtant elles sont nombreuses. Par contre les distributeurs ne sont jamais alimentés, les habitants passent donc par les guichets, où ils passent des heures à attendre tant les filles sont longues. On a vu des gens faire la queue à 6 h du matin alors que les banques n’ouvrent officiellement qu’a 8 h 30. Parlons du taux de change. Le taux de la rue, on ne parle même plus de change au noir mais de taux officiel, est 5 fois supérieur au taux des banques fixé par l’état. Donc futurs touristes, n’oubliez pas votre stock de dollars avant de venir au Venez.

En quatre mots je rajouterais ; Nature

Nos coups de cœur vont à la montagne, fin de la cordillère des Andes, où les paysages sont magnifiques. Aux Llianos, grande plaine à perte de vue où l’on peut observer d’innombrables animaux. A la grande Savanes avec ses plaines et ses hautes montagnes coupées à la hache. Au parc national de Canaima et ses chutes d’eau les plus hautes du monde.

En trois mots je rajouterais ; Essence

Le carburant est pour ainsi dire gratuit. Le problème est d’en trouver. Les gens passent la aussi des heures à faire la queue pour en obtenir. Un touriste circulant en véhicule automobile risque de perdre beaucoup de temps pour s’en procurer. Prévoir des jerricans !

Bien entendu en vélo nous n’avons pas eu de soucis de ce côté-là, notre soucis était plutôt de trouver de l’eau potable.

La contre partie de l’essence pas chère est que tout ce qui peut rouler se retrouve sur la route. D’énormes 4x4 flambant neuf aux vielles américaines des années 50 consommant plus qu’un camion. Des autobus et des camions hors d’age… La pollution dans les villes est terrible, dans les côtes, c’est encore plus flagrant.

En cinq mots je rajouterais ; Insécurité

Ils y a deux types de personnes ici, les gens du jour et les gens de la nuit. Ceux du jour sont vraiment très agréables, très serviables, toujours près à rendre service. Ceux de la nuit, parait-il sont tout le contraire. Donc touriste, lorsque le soleil se couche, rentre vite à la case, où tu risques d’y rentrer totalement dépouillé si ce n’est massacré.

Peut être, nombreux d’entre vous seront d’un avis différent du mien, il faut dire qu’en vélo, on ne voit peut être pas les même choses, on ne les ressent pas de la même façon.

Malgré tout, aucun regrets d’avoir passé plus d’un mois dans ce pays à sillonner les routes et les villes, mais si vous voulez le visiter, dépêchez vous car je ne pense pas que les choses vont s’améliorer, bien au contraire.

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