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J 26 - 32

Publié le par MARCEL ET CLAUDINE

J 26 - 32

On quitte San Fernado par le nord pour bifurquer à l’est, pour prendre la route la plus directe. Au bout de 20 km, on demande notre direction dans le village de Guyabal pour s’entendre dire : « Impossible de passer, la route est inondée, nous sommes en saison des pluies ». On demande donc une autre route pour rejoindre Macanillal, la route indiquée nous étonne, mais plusieurs personnes nous indiquent la même direction, « repartez vers le sud ». Au bout de 80 Km, on s’arrête dans un hôtel, histoire de faire le point et là, horreur ! Dans la région il y a 2 Macanillal et bien sur on nous a dirigés vers le mauvais. En résumé, au lieu des 200 km prévus pour rejoindre Caicara nous en ferrons 500 ! Il nous faut contourner toute une zone inondée par le fleuve Orénoque. Espérons que le détour en vaudra la peine. Aujourd’hui, que 2 photos, Claudine demandant notre route et le fleuve Apure. Ensuite l’envie n’y était plus, sans parler de l’orage que l’on s’est pris avant d’arriver à l’hôtel !

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Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Aujourd’hui grand soleil et ciel bleu magnifique, les oiseaux nous accompagnent toujours.

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On se serait cru dans les plaines du Far West avec ses grandes étendues, ses restos typiques perdus au milieu de nulle part, ses « cow-boy » qui rassemblent leurs bêtes.

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La saison des pluies est bien là, les champs sont inondés et les animaux cherchent refuge là ou ils peuvent. Les rios sont tous en crue, heureusement qu’il y a de beaux ponts et que la route est surélevée.

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Comme on disait hier… on commence la journée par 30 km de pluie, puis par 70 Km de vent contraire.

Le paysage est toujours aussi plat, toujours autant de rios qui débordent, le long de la route nous voyons de nombreuses communautés indigènes, qui semblent vivre comme leurs ancêtres (chasse à l’arc, pêche…)

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On arrive à Puerto Paez vers 13 heure, on se restaure au niveau de l’embarcadère, on nous dit que de l’autre côté nous trouverons de quoi dormir, pas de soucis, on embarque. Une fois l’Orénoque traversée, on a beau chercher, ici aucune posada ou hôtel ! On doit donc reprendre le bac en sens inverse pour nous rabattre vers une charmante posada devant la quelle nous sommes passés 2 h avant. Malheureusement elle est complète. On se rabat donc vers un hôtel que je préfère ne pas décrire, mais que l’on ai bien content d’avoir trouvé.

Sur le bac de retour on s’est reçu un déluge de pluie/vent comme je n’en ai jamais vu. Pour rejoindre notre campement, nous roulions dans des rues totalement inondées, nous sommes arrivés dans un état, je vous dis pas. Cette saison des pluies commence sérieusement à nous plaire !

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Nous voilà bien gardés.

Nous voilà bien gardés.

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Toujours levés avant le soleil mais une pluie semblable à vache qui p… nous cloue à la chambre. Départ tardif donc, le bac qui se fait attendre, nous prenons la route un peu avant 9 h.

La pluie s’est arrêtée, nous en sommes très heureux car on nous a prédit « une route en terre pleine de trous sur 80 km ». Les prévisions étaient bonnes et les vélos ont encore bien chargé.

Le paysage est heureusement très beau. Nous roulons entre des rochers énormes, presque des montagnes. Ca nous change de la plaine infinie des jours précédents.

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De nombreuses communauté vivent en bord de route soit dans des cases traditionnelles soit dans des maisons construites par l’état, certains gamins, sous prétexte de boucher quelques trous, quémandent quelques bolivards.

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Le midi ont se régale d’Hallacas servis dans une feuille de palmier dans le seul Bouiboui rencontré sur 100 km.

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Notre préoccupation du moment est une fois de plus de trouver du liquide. Lorsque nous avons quitté San Fernando (où après une longue queue nous avions pu retirer quelques Bolivards) nous ne nous doutions pas qu’il se passerait autant de jours avant de revoir une grande ville. On nous a indiqué une banque à la sortie de la ville avec distributeur extérieur, nous voilà rassurés. De bon matin nous voilà devant la banque, mais le distributeur est en panne. La situation étant critique on arrive à prendre un bus pour 160 km (à prix d’or), pour une ville ou sièges trois banques. Deux ont leurs distributeurs en pannes, la troisième ne prend pas notre carte VISA. Choux blanc une fois de plus. Finis les bons restos, les bons extras en fin de parcours (bières (avec modérations), pâtisseries (sans modérations), Internet…). Nous voilà en mode « restrictions ». On marchande tous les prix, et d’ailleurs on s’aperçoit que depuis le début on nous prenait pour de riches américains. Il nous reste assez d’argent pour relier Ciudad Bolivar en 3 jours. (2 fois 120 km et 50 km), espérons que l’on tiendra.

Le Venezuela a vraiment un problème avec les banques. Dans les villes, inutiles de demander ou elles se trouvent, de très loin on voit la queue. Une banque sans queue est une banque fermée avec distributeur en panne.

A part ça tout va pour le mieux, nous avons bouclé nos 2000 km. La forme est toujours là. Les vélos tiennent bon. Aucune crevaison à déplorer, ils auraient besoin d’un bon coup de Karcher mais cela attendra la remonté des finances.

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Pour aujourd’hui toujours autant de rios, des villages hors du temps (au niveau habitation) mais avec la modernité toujours présentes (électricité, parabole…), mais on « despeloque » toujours le maïs à la main et entre amis comme avant dans nos campagnes !

Les montagnes sont de retour, heureusement la route à la bonne idée de les contourner.

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Notre progression vers l’est se poursuite sans problème. Départ toujours matinaux, l’après midi nous roulons également (finances obligent) et là, il fait vraiment très chaud.

Nous avons traversé le troisième plus grand fleuve de Venezuela, le rio Caura. Il parait qu’il regorge d’or et de diamant. Avis aux amateurs…

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Le petit mot de Claudine : Aujourd’hui 01 septembre pour son premier jour de retraite officiel, Marcel s’est offert 120 km à vélo et une amérindienne (sans culotte, il a vérifié) en béton, mais il n’était pas à la hauteur !!!. En tout cas pour un retraité, il est en forme.

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Aujourd’hui, lundi 2 septembre, 95 km à vélo et 85 en camion. Après notre périple cycliste nous avions prévu de camper près du poste de police d’un petit village. Les policiers, chargés du contrôle d’identité des personnes circulant sur la route nous accueillaient avec plaisir. Les conditions n’étant pas terrible et comme il nous restait tout l’après midi à attendre, nous décidons de trouver un camion pour rallier Ciudad Bolivard. Finalement ce sont les policiers qui nous ont trouvé la camionnette, plus sur ont-ils dit, et nous voilà ce soir à la grande ville. Le chauffeur nous a déposés devant un hôtel correct, avec Internet ! Demain on se cherchera une posada plus typique, et surtout plus près du centre.

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willy 09/09/2013 02:58

Et les embouteillages?

pierre 06/09/2013 09:31

bonjour à vous deux
j espère que vous allez vous plaindre à votre (tour opérator ) au retour du périple car entre la pluie, les routes impraticables, le vent , les personnes de mauvaises foi vous pourrez demander un dégrèvement ?????????
Trève de plaisanterie CLAUDIA la brésilienne de MANAUS m a confirmée que si vous passez à BOAVISTA un membre de sa famille peut vous recevoir.
Bonne route et régalez vous de cette nature luxuriante
bise
pierre

nono et amandine 05/09/2013 15:42

juste un petit mot pour vous dire qu'on suit votre periple et votre blog est super!!!! on se régale de vos aventure !!! pleins de courage pour la suite!!!
bisous de nous et des enfants!!!

MARTINE ET MARCEL 05/09/2013 14:15

Nous sommes époustouflés par toutes les péripéties de votre aventure, par votre courage et aussi votre physique pour y faire face. Nous suivons régulièrement votre chemin et sommes de tout coeur avec vous.
Merci de nous faire partager votre périple par vos textes et vos belles photos.

Bruno 04/09/2013 23:10

Salut les aventuriers, super votre voyage, j'adore.
Bon courage pour la suite, continuez à nous tenir au jus.
Bises
bruno.