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J 42 - 45

Publié le par MARCEL ET CLAUDINE

J 42 - 45

On retrouve enfin le plaisir de pédaler en pleine campagne. Départ dès l’aube après avoir visité le camp, hier soir on n’a pas eu le temps à cause de la nuit de voir quoi que ce soit, à part le bar et sa réserve de bières.

On retrouve un semblant de forêt tropicale et ses animaux bruyants. Le goudron est maintenant en super état et les km filent rapidement. La circulation est faible, bien que certains se prennent comme toujours pour des Sébastien Lob. On avait prévu pour une remise en jambe un petit 80 km jusqu’à Las Carinas. Une autre ville de chercheurs d’or, encore plus glauque qu’ El Dorado d’après le guide. On n’a pas eu l’occasion de voir cette ville mais Las Carinas vaut le détour. Dès l’entrée dans la ville de grosses plaques de goudron ont été arrachées, remplacées par d’énormes flaques d’eau. Les poubelles ont envahie la ville un peu comme à Marseille après 15 jours de grèves des éboueurs. Les égouts débordent et dévalent les rues, impossible à traversées sans y mettre les pieds. La ville est à majorité masculine, je vous dis pas les réflexions en direction de Claudine, heureusement pour ces types, je ne comprends pas l’espagnol !!! Tout cela au milieu de camions, motos, auto, passablement pressés.

On se croirait revenu deux siècles en arrière, dans les villes de l’Ouest américain, à l’époque de la ruée vers l’or. De nombreux comptoirs dans la rue rachète l’or aux mineurs, qui s’empressent de dépenser leur argent en femmes, jeux, alcools …

On arrive malgré tout à trouver un « campement » très correct en sortie de ville, un peu à l’écart du vacarme ambiant, nous voila rassurés, car on faisait vraiment triste mine. Apparemment ici l’argent coule à flot. Au dire des mineurs l’or se trouve bien dans le coin. Donc bon resto, on refait de bonnes provisions car ici les supermarkets sont vraiment bien garnis, tenus par des chinois, évidemment.

On se rapproche tout doucement de la frontière du Brésil, 2-3 jours au plus.

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A 5 h 45, on donne notre premier coup de pédale. On profite de l’heure matinale pour faire quelques photos de la ville, hier, nous n’avons pas osé sortir l’appareil dans cette cohue. Apparemment aujourd’hui il y a une pénurie d’essence au vue des filles impressionnantes de motos, voitures et camions qui attendent autour de la station depuis certainement la veille. Dès la sortie de la ville la route commence à grimper sans s’arrêter jusqu’au plateau de la grande Savana (1600 à 1700 m d’altitude), région qui porte bien son nom (on s’attendait presque à voir surgir un lion). Aujourd’hui nous avons failli battre notre record de grimpe 1811 m, en 8 h 50 (nouveau record) pour 90 km.

Pour une fois, l’hôtel possède un restaurant ouvert le soir. On se régalera d’une bonne soupe et d’un plat de pates. On en avait bien besoin !

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La sieste, même ici, c'est sacré.

La sieste, même ici, c'est sacré.

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Notre habitude de démarrer très tôt (vers 6 H) se révélera encore aujourd’hui être une bonne option, car hier soir le temps orageux et nuageux nous cachait une bonne partie du paysage mais ce matin et ce jusqu’à environ 10 h 00 (après les nuages arrivent) nous en avons pris plein les yeux. Cette grande savane est vraiment un paysage unique, de très grandes étendues recouvertes de quelques végétaux et arbres très clairsemés, le sol étant sablonneux donc très pauvre, des herbes folles malgré tout assez vertes, beaucoup de rios avec de belles cascades et surtout le clou du spectacle des tepuys (montagnes tabulaires) de toute tailles et de toutes hauteurs dont le fameux Roraïma le plus haut du Venezuela (2810 m).

On nous avait parlé de gros animaux sauvages (tigre, caïman, anaconda….) finalement nous sommes régulièrement piqués par des petits moucherons (yen-yen de Martinique ici les puris-puris) qui nous font de belles marques rouges sur les jambes ainsi que d’insupportables démangeaisons, comme quoi toujours se méfier des petits !!!!

Vers midi le soleil commence vraiment à chauffer, aussi nous sommes content d’arriver dans un petit village, San Francisco de Yuruani pour nous restaurer et chercher un endroit pour dormir ce soir. Pour manger pas de souci, on trouve rapidement, mais pour dormir c’est un peu plus compliqués car dans cette communauté d’indigènes Pémons, les propriétaires des posadas sont tous adventistes et ils ne travaillent pas le samedi avant 18 h 00, on nous propose donc d’attendre sur la terrasse d’une habitation, finalement le patron aura pitié de nous et nous donnera notre chambre vers 16 h 00.

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Les quelques kilomètres (70) qui nous séparent de San Elena, notre dernière étape au Venezuela, sont encore très sympas avec de supers paysages, de belles collines très verdoyantes, de beaux rios et pas mal de village d’indigènes. Ces gens là vivaient avant surement de cueillette, de chasse et de pêche aujourd’hui c’est le tourisme qui les nourrit. Ils fabriquent quelques bijoux en perles, pierre, graines ou tressés, ainsi que des sculptures en pierre et des arcs avec leurs flèches, ils possèdent aussi des restaurants et des hôtels, certains servent également de guides, en discutant avec eux le changement semble leur convenir. Ils gardent malgré tout leurs traditions et discutent entre eux avec leur dialecte.

Ce soir, nous avions prévu de dormir dans une posada tenue par un français, mais celui-ci est parti en week-end, nous avons trouvé un petit hôtel, relativement luxueux pour le pays, avec piscine, eau chaude, internet et climatisation….. Comme maintenant nous avons beaucoup de Bolivards, on ne se refuse plus rien.

Demain nous devrions passer la frontière et rentrer au Brasil !! YES !!!

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Commenter cet article

Alexe 19/09/2013 19:20

Les images sont splendides ,contents de savoir que les bolívars sont dans vos poches et que la route vers le Brésil s'ouvre à vous .bonnes routes les vrais AVENTURIERS....bizzz

Matt et Val 18/09/2013 02:45

et bien , voici donc la fin de l'épique traversée du Vénézuela ! cela me rappelle bien des souvenirs !! en tout cas, une multitude d'images bien variées vont vous rester!!
bon courage à tous les deux !

sabrou 16/09/2013 12:31

Salut les cyclistes, bien contents de vous voir en pleine forme et quelques sous en poche pour continuer votre périple au Brésil $$$$$$ Attention Marcel tu n'as pas de place sur ton vélo pour une pétillante brésilienne au string bien échancré.......COQUIN......Cloclo te tient à l'oeil en te laissant partir devant.....bonnes routes les copains...... bises JACMAUFRA