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J 57 - 63

Publié le par MARCEL ET CLAUDINE

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Petit rappel : Pour parfaire vos connaissances géographiques, n’oublier pas de jeter un coup d’œil sur la carte dans la rubrique « trajet ». On remarque que très peu de personnes s’y rendent.

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Dernier jour à Manaus, le matin nous essayons nos vélos, après que Marcel ait changé la chaîne et là on s’aperçoit que les cassettes sont, elles aussi, à changer. De nouveau nous sollicitons notre hôte, Mario, qui va accompagner Marcel en taxi au magasin pour trouver les pièces, car le temps presse, nous prenons le bateau dans l’après midi. Les 2 hommes seront efficaces malgré les difficultés rencontrées, la réparation sera faite à temps.

Après un dernier et excellent repas (moite bom, comme dirait Fabia) avec la famille, nous les quittons avec un pincement au cœur, nous avons été si bien reçu. Nous traversons Manaus pour nous diriger vers le port indiqué par le vendeur de billets. Mais évidemment ce n’est pas le bon endroit, et nous devons attendre que l’on vienne nous chercher. Au début c’était 20 mn, finalement nous attendrons 1 h 30. Nous étions partis très tôt, car nous voulions pouvoir choisir notre place pour notre hamac sur le bateau, mais avec ces péripéties, lorsque nous montons sur le bateau, on a un peu de mal à les caser, nous pensions que nous étions les derniers et qu’il n’y avait plus aucunes places, mais après nous il va monter encore de nombreuses personnes et chacun trouvera une place. Inutile de vous dire que nous sommes un peu serrés, mais cela se passe plutôt pas trop mal et dans une bonne ambiance.

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Nous naviguerons 4 nuits et 3 jours non stop, les journées sont toutes réglées de la même manière, 5h30 petit déjeuner, dans la matinée barbecue sur le pont arrière, vers 11h30 déjeuner, et le repas du soir à 5h30, extinction des lumières à 20h.

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Nous passons nos journées à flâner et à observer la vie et la nature sur le fleuve et sur ses rives. Au milieu d’une forêt dense, on a pu apercevoir de nombreux petits villages, qui ne sont reliés que par le fleuve, le ramassage scolaire se fait en barque.

Tout le trafic commercial à partir de Manaus se fait par les fleuves. D’immenses barges chargées au maximum sont poussées par des remorqueurs surpuissants. Essence, gaz, voiture, camion, motos… tout y passe.

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Malgré la couleur de l’eau, plutôt terreuse, et les nombreuses barges des chercheurs d’or utilisant le mercure, tout se fait dans le fleuve ; toilette, lessive, cabinet, et bien sur pèche.

Gros problème d’intestin pour Marcel qui voulait profiter de ce repos forcé pour recharger ses batteries, manque de pot il se retrouve en 6 V.

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L’arrivée à Humaita à 3 h du mat fut un peu rude. Il nous a fallu attendre sur la place de l’église que le jour se lève pour enfourcher à nouveau nos vélos.

Pour la deuxième fois depuis le début de notre voyage nous rencontrons un cycliste voyageur. De nationalité suédoise, il fait le trajet Lima au Pérou jusqu'à Caracas au Venezuela. Nos conseils sur les banques au Venez lui seront certainement très utiles.

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Après 110 km de bonne route nous trouverons un restaurant de routiers avec douches et toilettes. La taulière nous proposera spontanément de planter la tente devant son bâtiment. Nous en serons quittes pour regonfler tous les vélos des enfants des environs.

Question paysages, rien de nouveau, déforestation toujours aussi importante, routes droites, plates et sans ombre, sans grand intérêt.

La nuit fut quelque peu bruyante mais par rapport au bateau ce n’était rien. Comme toujours on attaque les premiers Km très tôt. Les bords de route sont régulièrement brulés, la manie de l’écobuage sévit ici aussi. La déforestation est encore plus massive ici que dans le nord.

En roulant, d’énormes sauterelles viennent se frotter à nos rayons, dommage pour leurs pauvres ailes bleus.

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Comme dirait notre petit copain Valentin : "Elles s'accouplent !!!!"

Comme dirait notre petit copain Valentin : "Elles s'accouplent !!!!"

On arrive à Porto Velho vers 13 h, un magnifique pont est en construction pour passer le Rio Madeira mais pour le moment nous devons prendre un bac. La ville semble immense, on voulait en profiter pour refaire le plein de victuaille, renvoyer en France nos hamacs, inutiles pour la suite du voyage, trouver quelques pièces pour les vélos… Manque de pot, aujourd’hui tout est fermé cause jour férié. Que cela ne tienne nous resterons deux jours. Surtout avec l’hôtel de luxe que l’on s’est trouvé, on n’a pas hésité, cela nous changera du hamac sur le bateau.

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Le jour férié d’hier correspond en fait à l’anniversaire de la création de la ville : 2 octobre 1914. Aujourd’hui elle abrite plus de 500 000 habitants.

Notre journée à débuter par la recherche de pièce pour les vélos. Après la chaîne et la cassette, c’est au tour du dérailleur d’être changé. Par chance, près de notre hôtel se trouve un magasin de cycle bien fourni. On trouve notre bonheur, dérailleur Shimano de bien meilleure qualité que les notres. Je les monte sur les vélos dans la cour de l’hôtel, sous l’œil inquiet du personnel.

Nous profitons de la bonne marche de la poste au Brésil pour renvoyer en France nos 2 hamacs, inutiles pour la suite du voyage.

L’essai (concluant) des vélos se fera en visitant la ville. Malgré le nombre d’habitants, la circulation est fluide. De jolis parcs agrémentent la ville. Son emblème est d’ailleurs 3 châteaux d’eau, érigés à l’époque de la construction d’une très longue ligne ferroviaire, qui reliait la Bolivie à la région. Au port passagers, nous avons retrouvé notre bateau sur lequel nous avons remonté le rio. Finalement, ce jour d’arrêt à Porto Veilho aura été des plus profitable et des plus agréable, la qualité de « l’hôtel Ecos » y étant pour beaucoup.

Demain (après un petit déjeuner pantagruélique) nous partons pour notre dernière virée au Brésil. Encore 330 km et c’est la Bolivie.

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Moto taxi en attente de client. A Paris on n'a rien inventé.

Moto taxi en attente de client. A Paris on n'a rien inventé.

Ouf... ça fonctionne enfin ! On peut  de nouveau attaquer la montagne.

Ouf... ça fonctionne enfin ! On peut de nouveau attaquer la montagne.

Commenter cet article

de senna Claudia 18/11/2013 23:41

bisous de mes parents Mario e Alzira Senna de Manaus, boa viagem e voltem sempre a Manaus, beijos

Sophie 05/10/2013 18:08

Parfait ce blog, j'aime bien les vidéos, ça fait plaisir de vous entendre ! Gros bisous

Cécile et Robert 04/10/2013 19:46

Bon courage à vous deux, nous suivons assidument votre périple, c'est super!!
A la prochaine lecture du compte rendu avec impatience!!
Nous pensons à vous.

MARTINE ET PIERRE 04/10/2013 03:12

Toujours la forme...les vélos remis a neuf et la Bolivie si proche déja..vous n'allez pas trop vite?...
On vous embrasse trés fort
Merci merci merci et Bonne forme

Claudine et Marcel 04/10/2013 03:48

Vite ? On ne pense pas. On a l’impression de manger notre pain blanc. Route goudronnée et plate, vent sympa, nuits en hôtel, bonne bouffe… Plus loin, les conditions seront bien différentes et les moyennes journalières bien plus basses.
On vous embrasse également

lucien 03/10/2013 15:02

bon courage, j'ai envoyé un mail à Claudine