J 135 - 140
(samedi 14/12) Le petit déjeuner n’est servi qu’à partir de 8 h. Cela ne nous arrange pas surtout qu’à la télé il annonce une vague de chaleur sur la région, alerte jaune. On aurait aimé partir plus tôt. En sortant de la ville, on rencontre 4 cyclistes voyageurs. Un couple de français rencontré à la frontière bolivienne, (ceux qui avait pris un 4x4) et un couple d’anglais, rencontré à Uyuni. Ils devaient faire le sud Lipez mais ont abandonné, la femme était malade. Quoi qu’il en soit une bonne heure de perdue de plus à discuter sur le bord de la route. Ils avaient prévu une petite étape, 25 km. Nous les quittons donc car notre objectif est de passer le col, malgré la chaleur déjà présente.
La montée fut longue mais sans difficulté malgré notre chargement en eau et en vivres et la route non goudronnée.
De plus la vallée que nous avons suivie était de toute beauté. Des collines rouge, un rio qui coulait enfin mais trop loin de nous pour que nous nous y trempions, des cactus énormes et de différentes variétés…
Des soucis de chaînes nous ont fait perdre encore une bonne heure. On passe le col et on attaque la descente en cherchant un coin pour camper. En achetant à boire dans un « kiosque » qui est toujours le bienvenu, nous apprenons que des chambres sont disponibles. Il est près de 17 h, nous dormirons une fois de plus dans un lit. Un couple vivant donc en pleine montagne, tient ce commerce et vends tout ce qui peut leur rapporter. Volaille, œufs, pain fait maison, pizza, empanadas, boissons…
Demain une longue étape nous attend pour rejoindre le premier parc prévu. Descente, piste et route plate sont au programme. Une bonne journée en perspective.
(dimanche 15/12) Il a bien plu durant la nuit jusqu’au matin. Départ retardé en attendant que la pluie cesse. C’est avec plaisir que nous reprenons la route tant le décor est magnifique. Aucune circulation, les gués coulent enfin, les grenouilles s’en donnent à cœur joie… La piste est en bon état et nous avalons les 20 km sans problème. Nous arrivons au parc national de Talampaya vers 15 h. Nous espérions faire la balade dans la foulée mais voilà, comme il a plu, aucune sortie des guides n’est prévue ! Peut être demain s’il ne pleut pas pendant dans nuit.
On monte la tente dans un vent très fort. Des emplacements de camping sont prévus, ainsi que des sanitaires parfaitement entretenus. Cela chamboule un peu nos plans, mais on ne choisit pas.
Un jeune des Pays Bas arrive également à vélo. IL a démarré à Santiago du Chili pour une boucle qui passera par San Pedro d’Atacama. Nous passerons la soirée avec lui, très agréable.
Un snack sert des repas et des bières. Cela nous changera de notre « soupe + pâtes » traditionnel. Lui monte, nous nous descendons, donc échange des bonnes adresses comme toujours.
C’est un peu alcoolisés que nous rejoignons notre tente, on verra bien demain ce que les guides ont décidé.
(lundi 16/12) Pas de pluie pendant la nuit. Le circuit à toutes les chances de se faire. Petit dej, on range tout en vitesse pour 8 h 30. Renseignement pris, nous ne partirons qu’à 10 h ! Au vu des photos et du film, vous devinerez que l’on n’a pas regretté d’avoir attendu. Retour de la balade vers 12 h 30.
A la sortie du parc un petit circuit permet d’imaginer ce que pouvaient être les animaux à la préhistoire. On l’a échappé belle… ces reproductions sont superbes et font presque peur !
Rapide déjeuner à l’ombre et l’on enfourche nos montures vers 13 h 30 pour rejoindre le village de Los Baldécitos à 60 km. Il fait très chaud, le vent ne va pas tarder à se lever, les vélos sont encore chargés d’eau au cas où le vent nous scotcherait en cours de route. De loin nous voyons l’entrée des gorges où nous étions le matin. Les montagnes sont comme toujours superbes. Les km ne défilent pas très vite et nous arrivons au village où nous pensons trouver une « hospéjade » vers 18 h.
Effectivement les renseignements étaient bons. L’hôtel est bien là, tout à fait correct malgré la vétusté générale du coin. De plus, le hasard faisant souvent bien les choses, nous rencontrons une famille en vacances dans le coin qui se propose de nous emmener avec eux, demain matin pour faire le circuit de la vallée de la lune dans le deuxième parc national, à 17 km d’ici. Ce circuit ne se fait qu’en voiture individuelle (interdit aux vélos), nous avions prévu de faire du stop, dès les premières heures du jour.
Une promenade digestive au clair de lune nous fait découvrir un village début du siècle. Les chevaux, ânes, vaches… vont et viennent librement dans les rues couvertes de sable. L’eau est pompée par éolienne, Internet sera pour le siècle prochain. Franchement on adore ces lieux perdus au milieu de nulle part.
(mardi 17/12) La visite du parc Ischigualasto (une terre sans vie) a eu lieu comme prévu avec nos voisins, dans leur beau Amarok WW tout neuf. Du retard bien sur, ce sera 9 h 30 au lieu de 8 h. Ce second parc, totalement différent du premier, nous a un peu moins enchantés. Le côté préhistorique était toujours présent, mais le paysage moins impressionnant. Ce fut très agréable de faire la visite avec cette famille argentine très sympathique.
Nous revenons donc à l’hôtel vers 13 h, le vent ne nous est pas favorable pour partir vers Vallée Fertile, nous n’avons pas encore mangé, il fait une chaleur torride… Verdict : on reste une nuit de plus dans ce village minuscule. Un petit resto peut nous servir de la bonne viande et des spaghettis, le rêve. On a vraiment l’impression d’être au centre d’une une immense ferme.
Ce soir l’orage gronde mais la pluie ne vient pas. Demain départ prévu très tôt, pour arriver à la ville vers midi.
Eh !!! Robert (frère de Cloclo), on t’a trouvé un terrain de boules. Avoir comme adversaires des dinosaures, le pied…
(mercredi 18/12) Finalement durant la nuit un gros orage s’est abattu sur la région. Les ânes n’ont pas apprécié, ils ont gueulé toute la nuit.
Comme prévu, départ très tôt. Air frais, vent léger et favorable, faux plat descendant… Les 60 kms sont avalés en moins de 3 heures, malgré notre première crevaison après plus de 7500 km sans problème. La cause ? Une énorme épine d’acacia amenée sur la route par la pluie.
Renseignement pris, un bus part de Vallée Fertile à 14 h pour San Juan. La route est réputée sans intérêt, nous prendrons donc le bus (250 km). A 18 h nous sommes dans la grande ville, hébergés à l’auberge de jeunesse. A la vue de notre âge, la jeune fille (charmante) de l’accueil se débrouillera pour nous trouver une chambre sans lits superposés
Nous resterons la journée de demain encore ici. Refaire le plein de nourriture, maintenance des vélos (changement des chaînes), achat d’un nouvel appareil photo, mise à jour du blog… tous cela prend du temps, il faut savoir le prendre !
La descente sur Mendoza (150 km) se fera encore en bus car la route est réputée vraiment dangereuse. Nous reprendrons la N 40 à partir de cette ville.
(jeudi 19/12) La journée à San Juan fut très occupée, comme prévu. Achat et changement de nouvelles chaînes, les anciennes avaient plus de 2500 km, on espère que les nouvelles iront jusqu’au bout du voyage (+/- 4000 km). Ici aucun problème pour trouver des pièces de vélos. Plusieurs magasins regorgent de matériel. Achat nouvel appareil photo, l’ancien commençait à avoir des signes de faiblesse, ce serait trop bête de ne plus pouvoir immortaliser certain moments et certains lieux. Nouveau stock de nourriture, nous partons encore pour l’inconnu vis-à-vis des commerces. Idem pour l’argent liquide, en milieu d’après midi il fait si chaud que les gens restent chez eux, donc pas trop de queue au distributeur.
San Juan est une très grande ville, certes, mais sympa tout de même. Hyper animée évidemment à quelques jours de noël. Cela fait toujours une drôle d’impression de parler de Noël avec une température caniculaire, mais les dates sont là.
A l’auberge nous avons rencontré deux jeunes anglais, à vélo ils veulent rallier l’Alaska à partir du bas de l’Amérique du sud. Ils nous ont confirmé que la route jusqu’à Mendoza était suicidaire, le bus est le meilleur moyen pour rester vivant !
Dans les montagnes, un rédacteur d’une revue du web de la région nous avait interviewé (surtout Claudine) sur notre périple, si l’espagnol est une langue connue de vous, vous pourrez toujours lire l’article ci-dessous.
Claudia (53) secretaria de una escuela y Marcel (61) profesor de tecnología pero ahora jubilado, una pareja francesa que recorre Sudamérica y que hoy se encuentran en territorio riojano, Claudia con
L'article du journal sur le web.
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