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J 64 - 66

Publié le par MARCEL ET CLAUDINE

J 64 - 66

Dès la sotie de la ville nous nous rendons compte de la dangerosité de la route. Pas de bas côté, de très gros camion… On en était presque, comme sur la dernière étape avant Manaus, à rouler à gauche. Cette technique nous avait été conseillée par la police. Ainsi avaient-ils dit vous voyez le danger (la mort) arriver en face.

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Encore une étape qui nous montre combien l’Amazonie est dévastée. Beaucoup de grandes exploitations ont déboisé des milliers d’hectares pour installer leur bétail, de nombreux camions chargés d’arbres énormes nous ont doublé, et ce massacre n’est pas prés de s’arrêter. En effet, le gouvernement est en train de modifier une loi qui protégeait les indigènes et surtout leurs droits sur leurs terres, ce sont ces peuples qui sont garants de la préservation de l’Amazonie. Si cette loi est votée, cela permettra à de puissantes entreprises de s’approprier leurs terres et surtout d’exploiter les ressources naturelles, et l’on sait combien pour ces gens là, la préservation de la nature a peu d’intérêt. Quant on voit le résultat sur la petite partie que nous avons traversé, on a de quoi être inquiet.

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A notre arrivée à Jaci Parana nous pensions trouver un petit village paisible, nous avons été étonné d’être, en fait, dans une petite ville très animée, avec beaucoup de bars, sonos à fond, beaucoup de magasins, beaucoup d’hommes seuls, des filles habillées très provoc. Renseignements pris, c’est une ville ou il y a beaucoup d’ouvriers, surtout des hommes, qui travaillent dans l’usine hydroélectrique de Jirau, propriété de la société française GDF SUEZ, et depuis la construction du barrage en 2009, la population de ce petit village est passait de 4000 à 16000 habitants, cela a entrainé plus de violence, plus d’alcool, prostitutions etc…..

Du coup, on ne se sent pas très en sécurité dans cet endroit, après une brève visite des lieux en vélo, nous irons manger de bonne heure dans un restaurant ou plus exactement la cantine du personnel des diverses entreprises qui travaillent au barrage, puis nous rentrerons tranquillement à l’hôtel.

A part ça, nous avançons petit à petit vers la Bolivie, encore 2 ou 3 jours avant de passer la frontière.

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Lorsque nous quittons la ville en ce samedi matin, de nombreux habitants dorment ici ou là sur des chaises ou des tables, devant des bars ou des buvettes. Apparemment la nuit a été chaude !

La route défile sans problème, le paysage est assez monotone. Nous avions prévu de nous arrêter dans un village repéré sur Google earth, les images dataient de 2002. Depuis un barrage a été construit et le village a disparu ! Nous roulons donc un peu plus que prévu pour s’arrêter dan un resto vers 13 h 30. Après un bon repas, on nous propose de monter notre tente derrière. Ici tous les restos possèdent toilettes et douches en général très correctes, les routiers les utilisent souvent. On a été bien inspiré de ne pas allez plus loin car dès la tente montée, un bon orage éclate.

Ce voyage a du me vieillir énormément, car depuis quelques temps, les gens demande systématiquement mon âge a Claudine. Ils me félicitent de pouvoir encore faire de tels efforts, c’est sympa, mais à la longue, cela devient vexant.

En fin d’après midi un jeune cycliste voyageur uruguayen nous rejoint et monte sa tente près de nous. Il voyage depuis un an, et vient de quitter la Bolivie après 5 mois de balade dans ce pays. Il en garde un souvenir extraordinaire. Il monte vers le nord pour prendre le bateau comme nous jusqu'à Manaus. Nous échangeons évidemment nos impressions sur les différents pays traversés, en mangeant nos repas respectifs. La reprise de la pluie nous renvoie dans nos tentes, ces échanges étaient très instructifs.

C’est sous un concert de crapauds que je termine se petit mot, taper sur un ordi sous la tente et sous la pluie, a toujours un certain charme !

J 64 - 66

Pour cette dernière grande étape au Brésil, toujours le même paysage, grandes étendues avec des vaches et de temps en temps un petit peu de forêt. La route était un peu plus dure car une bonne partie n’était pas goudronnée et le reste couvert de trous, et quelque passage de ponts épique. C’est là aussi que nous avons eus notre plus grande frayeur, un jeune automobiliste, qui apparemment nous a vus au dernier moment, alors que nous étions sur une ligne droite ?? nous a frôlé et, surpris, il a donné un grand coup de volant et a perdu le contrôle de sa voiture, il a fini sur le bas côté contre une clôture, après un tête à queue. Il a eu beaucoup de chance, nous aussi d’ailleurs, car il est passé prés d’un arbre et surtout à cet endroit le bas côté n’était pas très profond. Après avoir changé une roue éclatée et redressé quelques tôles il a pu repartir.

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En cours de route nous avons entrevu la Bolivie, la frontière étant matérialisée par le fleuve Mamoré, qui est aussi le nom de la ville où nous dormons ce soir.

Nous ne voudrions pas quitter le Brésil sans faire un petit coucou à Kamilly, la petite fille de Martine et Marcel, un couple d’amis du Lot, qui après avoir vécu en France, vit dans le Nord Est du Brésil avec sa maman, plusieurs fois nous aurions bien voulu l’avoir avec nous pour nous servir d’interprète.

Demain après une petite étape de 40 km, nous devrions passer la frontière pour la Bolivie. D’après ce que l’on nous a dit, les paysages devraient être bien plus sympa, et nous ferons certainement plus de photos que ces derniers jours.

Ne pas oublier d’aller jeter un petit coup d’œil au tableau récapitulatif dans la rubrique « non classé »

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D
Bon courage pour votre grande randonnée, kamily aurait été ravie d'être derrière votre vélo ( pas de pédaler je pense)
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I
Coucou tous les deux.... La Bolivie, déja ! Si vous continuez comme ça, vous serez des notres pour le prochain reveillon !!! Mais, nous, on veut pas que ça s'arrete, c'est trop chouette de vous lire et de voir vos super photos...... Nous, on se prépare pour votre retour, on marche tous les dimanche ! La semaine dernière, le Morne Larcher (par le côté raide, bien sur !!!) en 2h (montée/descente) et dimanche, s'il ne pleut pas, on attaque Coeur Bouliki !!!!! On pense à vous à chaque fois... Plein de bisous.... Isa
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C
Salut les sportifs,<br /> Pour les fêtes de fin d’année, il ne faudra pas trop compter sur nous. L’Amérique du sud est vraiment très grande.<br /> Si vous allez trop vite dans vos montées et descentes, il y a la solution sud sac à dos chargé de 5/10 kg d’altères. Le rythme se trouve ralenti et c’est encre meilleur pour le cœur.<br /> Bonne continuation en Martinique
M
et bien , sacrée frayeur avec la voiture !! j'espère que la Bolivie vous réservera de jolies rencontres et de magnifiques paysages !!!et Marcel !!! tu fais tout jeune!!! tu nous le prouveras encore sur un pitons ou sur la Pelée !!
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C
Tu ne diras peut être pas la même chose après quelques passages de col entre 4 et 5000 m avec nos petits vélos.<br /> Nos amitiés à ta famille et aux canyonneurs d'AKLM
S
Salut , un petit bonjour du Lot , l'été indien est avec nous , on profite des derniers rayons de soleil , de la cueillette des champignons (absents cet année) ; Jacky profite de son congés ( opération bien réussie). Nous regardons votre blog toujours avec plaisir ; nous partageons votre route ; Marcel ne t'inquiète pas &quot; tu n'as pas changé....mais fait quand même attention à Cloclo , elle a forme ......vous approchez de la Bolivie alors bonne route .Bisous JACMAUFRA
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